## Le pragmatisme du Texas : pourquoi l'ETF de BlackRock domine la stratégie des fonds de réserve en bitcoin
Le Texas vient de franchir une étape historique : devenir le premier État américain à constituer officiellement des fonds de réserve basés sur le bitcoin. Mais ce qui est intéressant, ce n’est pas seulement qu’il soit entré sur le marché, mais *comment* il l’a fait. Contrairement à ce que beaucoup attendaient, l’État texan a d’abord opté pour IBIT, l’ETF de bitcoin au comptant de BlackRock, avant de considérer la garde autonome directe.
### La décision pragmatique : IBIT comme porte d’entrée
Lorsque le Texas Blockchain Council a annoncé le 25 novembre que l’État avait déjà acquis pour 5 millions de dollars d’IBIT, ce n’était pas un choix idéologique, mais opérationnel. La raison : construire une infrastructure de garde souveraine de bitcoin nécessite des processus complexes encore en développement. En attendant, IBIT offre ce dont les institutions publiques ont besoin maintenant : garde vérifiée, reporting transparent et conformité comptable selon les standards qui entreront en vigueur en 2025.
IBIT n’est pas un produit nouveau, mais son adoption institutionnelle a été explosive. En seulement deux ans depuis son lancement, il a accumulé plus de 62 milliards de dollars de flux nets, devenant le plus grand ETF de bitcoin du marché. Harvard University a révélé qu’il constitue désormais l’une de ses plus grandes positions ; l’Abu Dhabi Investment Authority a doublé sa participation à 8 millions d’actions ; le Wisconsin a alloué 160 millions de dollars exclusivement via ce produit.
La tendance est claire : lorsque de grandes institutions cherchent une exposition au bitcoin dans un cadre réglementaire reconnu, IBIT est devenu l’outil par défaut.
### De la transition à la transformation : les fonds de réserve en action
Mais voici ce qui est crucial : les 5 millions de dollars initiaux en IBIT ne sont que le premier acte. Le projet de loi du Sénat n° 21, signé par le gouverneur Greg Abbott, autorise une seconde allocation du même montant pour l’achat direct de bitcoin une fois que l’État aura mis en place son système de garde autonome.
Avec un bitcoin cotant actuellement à 90 800 $ et une capitalisation boursière de 1813,67 milliards de dollars, le seuil fixé par la loi — 500 milliards de dollars en moyenne sur 24 mois — garantit que le bitcoin restera le seul actif cryptographique éligible à ces fonds de réserve étatiques.
Cette structure duale révèle la véritable stratégie du Texas : utiliser IBIT comme outil de transition tout en concevant un modèle de « garde souveraine » totalement nouveau. Le second fonds utilisera le stockage à froid, des protocoles de gestion de clés indépendants et des audits réguliers. L’essentiel est que ce modèle sera reproductible : d’autres États pourront l’adopter sans redessiner leur gouvernance complète.
### L’effet domino : quand le Texas inspire d’autres États
La question qui compte vraiment est de savoir si cela restera un cas isolé ou si cela déclenchera une réaction en chaîne. L’analyste Shanaka Anslem Perera le clarifie :
> "Entre 4 et 8 États suivront cet exemple dans les 18 prochains mois, avec des fonds de réserve combinés dépassant 1,2 billion de dollars. Les flux institutionnels dérivés atteindraient entre 300 millions et 1,5 milliard de dollars."
Ce n’est pas de la spéculation. Le New Hampshire et l’Arizona ont déjà des lois similaires en cours, considérant le bitcoin comme couverture contre les risques systémiques mondiaux. À mesure que les nouvelles normes comptables élimineront les clauses punitives d’évaluation à la valeur de marché, davantage d’États utiliseront leurs excédents structurels pour diversifier via le bitcoin.
### L’impact réel : au-delà du symbole
Ce que beaucoup perdent de vue, c’est que ce n’est pas qu’un geste politique. Les flux d’ETF n’affectent pas l’offre en circulation de bitcoin ; ils réorganisent simplement la propriété. Mais la « garde autonome » fonctionne différemment : lorsque le bitcoin est transféré en stockage à froid, il sort du marché de la liquidité négociable. Cela réduit la quantité disponible pour les traders et les teneurs de marché.
Si le Texas étend sa réserve au-delà des 10 millions initiaux, cet effet sera significatif. Et si d’autres États font de même, l’élasticité de la courbe d’offre diminuera fortement, augmentant la sensibilité des prix.
De plus, les gouvernements sont des participants contracycliques : ils n’ajustent pas leurs positions fréquemment, ne fonctionnent pas par « bruit ». Ils agissent comme une ancre de stabilité, non comme une source de volatilité. Cela modifie fondamentalement la dynamique du marché.
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## Le pragmatisme du Texas : pourquoi l'ETF de BlackRock domine la stratégie des fonds de réserve en bitcoin
Le Texas vient de franchir une étape historique : devenir le premier État américain à constituer officiellement des fonds de réserve basés sur le bitcoin. Mais ce qui est intéressant, ce n’est pas seulement qu’il soit entré sur le marché, mais *comment* il l’a fait. Contrairement à ce que beaucoup attendaient, l’État texan a d’abord opté pour IBIT, l’ETF de bitcoin au comptant de BlackRock, avant de considérer la garde autonome directe.
### La décision pragmatique : IBIT comme porte d’entrée
Lorsque le Texas Blockchain Council a annoncé le 25 novembre que l’État avait déjà acquis pour 5 millions de dollars d’IBIT, ce n’était pas un choix idéologique, mais opérationnel. La raison : construire une infrastructure de garde souveraine de bitcoin nécessite des processus complexes encore en développement. En attendant, IBIT offre ce dont les institutions publiques ont besoin maintenant : garde vérifiée, reporting transparent et conformité comptable selon les standards qui entreront en vigueur en 2025.
IBIT n’est pas un produit nouveau, mais son adoption institutionnelle a été explosive. En seulement deux ans depuis son lancement, il a accumulé plus de 62 milliards de dollars de flux nets, devenant le plus grand ETF de bitcoin du marché. Harvard University a révélé qu’il constitue désormais l’une de ses plus grandes positions ; l’Abu Dhabi Investment Authority a doublé sa participation à 8 millions d’actions ; le Wisconsin a alloué 160 millions de dollars exclusivement via ce produit.
La tendance est claire : lorsque de grandes institutions cherchent une exposition au bitcoin dans un cadre réglementaire reconnu, IBIT est devenu l’outil par défaut.
### De la transition à la transformation : les fonds de réserve en action
Mais voici ce qui est crucial : les 5 millions de dollars initiaux en IBIT ne sont que le premier acte. Le projet de loi du Sénat n° 21, signé par le gouverneur Greg Abbott, autorise une seconde allocation du même montant pour l’achat direct de bitcoin une fois que l’État aura mis en place son système de garde autonome.
Avec un bitcoin cotant actuellement à 90 800 $ et une capitalisation boursière de 1813,67 milliards de dollars, le seuil fixé par la loi — 500 milliards de dollars en moyenne sur 24 mois — garantit que le bitcoin restera le seul actif cryptographique éligible à ces fonds de réserve étatiques.
Cette structure duale révèle la véritable stratégie du Texas : utiliser IBIT comme outil de transition tout en concevant un modèle de « garde souveraine » totalement nouveau. Le second fonds utilisera le stockage à froid, des protocoles de gestion de clés indépendants et des audits réguliers. L’essentiel est que ce modèle sera reproductible : d’autres États pourront l’adopter sans redessiner leur gouvernance complète.
### L’effet domino : quand le Texas inspire d’autres États
La question qui compte vraiment est de savoir si cela restera un cas isolé ou si cela déclenchera une réaction en chaîne. L’analyste Shanaka Anslem Perera le clarifie :
> "Entre 4 et 8 États suivront cet exemple dans les 18 prochains mois, avec des fonds de réserve combinés dépassant 1,2 billion de dollars. Les flux institutionnels dérivés atteindraient entre 300 millions et 1,5 milliard de dollars."
Ce n’est pas de la spéculation. Le New Hampshire et l’Arizona ont déjà des lois similaires en cours, considérant le bitcoin comme couverture contre les risques systémiques mondiaux. À mesure que les nouvelles normes comptables élimineront les clauses punitives d’évaluation à la valeur de marché, davantage d’États utiliseront leurs excédents structurels pour diversifier via le bitcoin.
### L’impact réel : au-delà du symbole
Ce que beaucoup perdent de vue, c’est que ce n’est pas qu’un geste politique. Les flux d’ETF n’affectent pas l’offre en circulation de bitcoin ; ils réorganisent simplement la propriété. Mais la « garde autonome » fonctionne différemment : lorsque le bitcoin est transféré en stockage à froid, il sort du marché de la liquidité négociable. Cela réduit la quantité disponible pour les traders et les teneurs de marché.
Si le Texas étend sa réserve au-delà des 10 millions initiaux, cet effet sera significatif. Et si d’autres États font de même, l’élasticité de la courbe d’offre diminuera fortement, augmentant la sensibilité des prix.
De plus, les gouvernements sont des participants contracycliques : ils n’ajustent pas leurs positions fréquemment, ne fonctionnent pas par « bruit ». Ils agissent comme une ancre de stabilité, non comme une source de volatilité. Cela modifie fondamentalement la dynamique du marché.