Les affaires liées aux cryptomonnaies deviennent un domaine de plus en plus central dans la pratique judiciaire, notamment en ce qui concerne la qualification juridique des activités d’achat/vente de USDT et d’arbitrage de搬砖虚拟货币, suscitant de nombreux débats juridiques. Depuis la qualification directe du “cas Zhao Dong” en 2022 en tant qu’activité illicite d’exploitation commerciale, jusqu’à l’analyse approfondie du “cas Lin” en 2024, puis la discussion approfondie de ces comportements par les institutions judiciaires en 2025, il est clair que : la pratique judiciaire évolue d’une simple application de la qualification en une analyse détaillée de la nature de l’acte, et la reconnaissance juridique de l’échange USDT contre le renminbi est en constante adaptation.
Évolution de la pratique judiciaire en trois ans : d’une qualification grossière à une reconnaissance fine
Cas Zhao Dong : la qualification initiale “à la hâte”
En 2022, le tribunal populaire du district de Xihu à Hangzhou, Zhejiang, a traité l’affaire de Zhao concernant la cryptomonnaie (cas Zhao Dong), qui est devenue un exemple représentatif de la qualification d’une activité d’arbitrage transfrontalier par achat/vente de cryptomonnaies comme étant une activité illicite d’exploitation commerciale. Ce cas a été conjointement classé par la Cour suprême populaire et l’Administration nationale des devises étrangères comme un exemple typique de lutte contre les infractions liées aux devises étrangères.
À l’époque, le communiqué officiel sur l’affaire indiquait une logique relativement simple : toute activité d’arbitrage transfrontalier via USDT ou autres cryptomonnaies, visant à profiter des écarts de taux de change ou impliquant l’échange de monnaies étrangères dans différents pays, pouvait être considérée comme relevant de l’activité illicite d’exploitation commerciale. Cette approche “grossière” était largement appliquée dans la pratique judiciaire de l’époque.
Cependant, il est important de noter que cette affaire a été jugée avec une décision devenue définitive depuis plus de quatre ans, alors même que le cadre législatif concernant les cryptomonnaies manquait encore de règles claires. La gestion de ces cas dans la pratique judiciaire s’appuyait davantage sur l’esprit des politiques pertinentes, en explorant progressivement la voie. Cela soulève une question clé : la stabilité et la reproductibilité des critères de jugement initiaux sont-elles assurées ? C’est une problématique que les praticiens doivent examiner.
Cas Lin : la redécouverte de la substance de l’acte
En 2024, le parquet de Jianhu, Jiangsu, a publié l’affaire “Lin et Yan, activité illicite d’exploitation commerciale”, apportant un nouveau regard. La valeur de cette affaire réside dans la clarification du véritable motif pour lequel une activité d’échange USDT peut être qualifiée de crime.
D’après les faits, Lin semblait pratiquer un “搬砖套利” — recevoir des fonds étrangers, effectuer des échanges via une plateforme de cryptomonnaie, puis vendre l’USDT à un prix spécifique à des commerçants locaux, en réalisant une marge. En réalité, Lin était sous l’instruction d’un Nigérian, et il a effectué tout le processus de flux de fonds selon les instructions de son interlocuteur. Cela signifie que, dans ce contexte, la cryptomonnaie n’était pas l’objet de la transaction, mais un outil de passage de fonds.
L’enseignement principal est : le problème ne réside pas dans la forme de l’acte “搬砖套利” en soi, mais dans sa véritable nature commerciale — le comportementur fournit-il réellement un service d’échange de devises pour autrui ? Si oui, la nature de l’acte change fondamentalement, passant de “comportement d’arbitrage” à “activité illicite d’exploitation commerciale”. Cette évolution de la compréhension marque le début d’une analyse approfondie de la substance de l’acte et de la structure de la transaction dans la pratique judiciaire.
Analyse du deuxième tribunal de Shanghai : établissement d’un jugement précis
Le 17 décembre 2025, le deuxième tribunal intermédiaire de Shanghai a publié un rapport approfondi qui a renforcé cette discussion. Ce document, concernant des affaires d’activité illicite d’exploitation commerciale liée aux cryptomonnaies, a présenté deux cas types, et a procédé à une analyse plus prudente de la qualification.
Les points particulièrement importants sont :
Pour les comportements de détention de cryptomonnaies ou de spéculation, s’ils ne présentent pas de caractéristiques d’exploitation commerciale, ils ne seront généralement pas qualifiés d’activité illicite d’exploitation commerciale ; mais si l’on sait que quelqu’un effectue illégalement des opérations de change, et qu’il continue à fournir une assistance par échange de cryptomonnaies, cela peut constituer une complicité.
Si le comportement présente des caractéristiques commerciales telles que la régularité ou la recherche de profit, et que l’acteur sait que d’autres cherchent à réaliser des échanges de RMB et de dollars en dehors des lieux de transaction réglementés, en utilisant des services de cryptomonnaie comme intermédiaire, cela peut constituer une forme de vente déguisée de devises, relevant de l’activité illicite d’exploitation commerciale.
Cela montre que la pratique judiciaire commence à privilégier une analyse détaillée de la nature de l’acte, de la structure de la transaction, du flux de fonds et de leur impact social, plutôt que de se limiter à la fréquence ou à l’ampleur des transactions.
La frontière substantielle entre crime et non-crime : compréhension précise de l’exploitation commerciale et du but lucratif
Dans la pratique judiciaire concrète, la qualification d’une activité d’échange USDT contre le renminbi comme étant une activité illicite d’exploitation commerciale dépend de deux éléments clés :
Premièrement, la nature commerciale de l’acte. La “activité commerciale” au sens pénal désigne une activité économique où l’individu, par planification, organisation et gestion, fournit de façon continue des biens ou des services, participe de manière stable à des échanges sur le marché, et cherche à en tirer un profit. En revanche, des transactions personnelles occasionnelles et dispersées, sans organisation, sont généralement considérées comme non commerciales.
Deuxièmement, le but lucratif. Il ne s’agit pas simplement de savoir si l’on réalise un profit, mais si l’acteur a pour objectif principal de tirer un bénéfice, et s’il organise et gère consciemment cette activité.
En se basant sur ces deux éléments, on peut affiner les critères de jugement.
Quatre points clés pour analyser la transaction USDT
1. Caractère occasionnel vs caractère continu de la transaction
Cas ne constituant pas une activité illicite d’exploitation commerciale : transactions occasionnelles, non continues, avec des contreparties, des horaires ou des prix non fixes. Ces transactions relèvent d’investissements personnels dispersés.
Cas pouvant constituer une activité illicite d’exploitation commerciale : activités régulières, stables, organisées, avec une clientèle ou des partenaires fixes, voire une division claire du travail. Ces caractéristiques indiquent une intention commerciale claire.
2. Nature de la source de profit
Cas ne constituant pas une activité illicite : profits issus des fluctuations de prix de la cryptomonnaie entre différents marchés ou plateformes. L’acteur réalise essentiellement une opération d’arbitrage de marché, sans fournir de service.
Cas pouvant constituer une activité illicite : profits provenant de la différence de taux de change, de frais fixes ou de commissions. Ces modes de gain indiquent que l’acteur prélève une commission sur l’échange, plutôt que de faire du trading indépendant.
3. Caractéristiques du flux de fonds
Cas ne constituant pas une activité illicite : flux de fonds et cryptomonnaies dans un seul sens, circulant dans un compte personnel, avec une traçabilité claire (“monnaie fiat → cryptomonnaie → monnaie fiat”). La circulation est transparente et le compte indépendant.
Cas pouvant constituer une activité illicite : utilisation ou emprunt massif de comptes tiers pour créer un véritable “piscine de fonds”, permettant de faire correspondre et couvrir des fonds domestiques et étrangers. Ce mode est typique d’un “paiement clandestin”.
4. La subjectivité et la conscience de l’acteur
Cas ne constituant pas une activité illicite : l’acteur ne réalise pas, selon ses instructions, des opérations de change “de devises étrangères ↔ cryptomonnaies ↔ RMB”, sans fournir de véritable service de paiement transfrontalier, et n’a pas conscience de faire du change illégal.
Cas pouvant constituer une activité illicite : l’acteur sait que d’autres achètent ou vendent illégalement ou de manière déguisée des devises, et continue à fournir une assistance par échange de cryptomonnaies ; ou il collabore avec d’autres pour réaliser des opérations d’échange mutuel.
La perception du prélèvement de frais de service : une nécessité d’analyse
Dans la pratique de l’arbitrage de搬砖虚拟货币, une question fréquente est : si l’acteur perçoit en plus un “frais de service” ou une “commission”, cela doit-il forcément être considéré comme une activité illicite d’exploitation commerciale ?
La réponse n’est pas simplement “oui” ou “non”. La clé réside dans la nature réelle de la rémunération.
Si la rémunération correspond à une opération d’arbitrage réelle et indépendante — c’est-à-dire que, même en percevant des frais, l’acteur n’a pas réalisé de manière complète et conforme à la demande d’autrui une opération d’échange “de devises ↔ cryptomonnaie ↔ RMB”, ni utilisé la cryptomonnaie pour faire du contre-espionnage ou du change, alors, d’un point de vue juridique, cela ne constitue pas nécessairement une activité illicite.
Cependant, dans la pratique, ces comportements comportent un risque pénal élevé. La perception de frais dans ces cas est souvent mal interprétée, et différents juges ou praticiens peuvent en faire une qualification d’activité illicite. La méthode de qualification dans le cas Zhao Dong, bien que qualifiée d’activité illicite, illustre justement le risque d’une approche “à la hâte”.
Points clés pour la preuve dans la pratique
Lors du traitement concret des affaires d’échange USDT contre RMB, la défense doit s’appuyer sur des preuves pour aider les praticiens à comprendre la véritable nature de l’affaire, en distinguant “transaction autonome” et “fourniture de services de change”.
Premièrement, décomposer la structure de la transaction. Existe-t-il une “instruction d’autrui” ? Le service de paiement est-il fourni à une cible spécifique ? La transaction sert-elle de simple intermédiaire de fonds ? Si ces caractéristiques n’existent pas, même si la fréquence ou l’ampleur est importante, cela ne constitue pas nécessairement une infraction.
Deuxièmement, prouver l’indépendance. Montrer que la décision de transaction est autonome, que le prix est fixé librement, que les contreparties sont multiples, et non selon un plan unique.
Troisièmement, exclure la connaissance subjective. Sur la base du standard de preuve pénale, il faut prouver que l’acteur n’était pas conscient de l’existence d’un échange de contre-espionnage, et ne peut pas être présumé “de bonne foi” dans cette connaissance. C’est une condition nécessaire pour qualifier une complicité.
Quatrièmement, clarifier la source de profit. Fournir des preuves que le gain provient de la fluctuation du marché, et non d’une commission sur l’échange de devises. La cryptomonnaie est un objet de transaction, non un outil de passage de fonds.
Conseils pratiques pour les avocats et évaluation des risques
Pour ceux qui participent à l’échange USDT contre RMB ou à l’arbitrage de搬砖虚拟货币, il s’agit d’un domaine à haut risque, très incertain.
Les risques sont multiples. Sur le plan politique, la réglementation évolue constamment ; sur le plan judiciaire, la compréhension de ces comportements varie selon les régions et les praticiens, ce qui influence directement la qualification et la peine.
Les différences de perception judiciaire existent objectivement. Même à un moment donné, différentes juridictions peuvent rendre des décisions divergentes sur des affaires similaires ou identiques. Cette incertitude constitue le principal risque.
En résumé, l’échange USDT contre RMB et l’arbitrage de搬砖虚拟货币 restent des activités à haut risque, dans une zone grise. Sur le plan politique comme judiciaire, toute activité doit faire l’objet d’une évaluation extrêmement prudente. Les participants doivent, en étant pleinement conscients des risques, faire preuve de prudence dans leurs comportements, et éviter toute précipitation.
Pour ceux déjà impliqués dans des affaires, il est conseillé de consulter rapidement un professionnel du droit, en analysant systématiquement les preuves et en argumentant juridiquement, afin d’obtenir la meilleure issue possible dans le cadre judiciaire actuel.
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L'évolution judiciaire du passage de "punition obligatoire" à "jugement précis" dans l'échange USDT contre renminbi
Les affaires liées aux cryptomonnaies deviennent un domaine de plus en plus central dans la pratique judiciaire, notamment en ce qui concerne la qualification juridique des activités d’achat/vente de USDT et d’arbitrage de搬砖虚拟货币, suscitant de nombreux débats juridiques. Depuis la qualification directe du “cas Zhao Dong” en 2022 en tant qu’activité illicite d’exploitation commerciale, jusqu’à l’analyse approfondie du “cas Lin” en 2024, puis la discussion approfondie de ces comportements par les institutions judiciaires en 2025, il est clair que : la pratique judiciaire évolue d’une simple application de la qualification en une analyse détaillée de la nature de l’acte, et la reconnaissance juridique de l’échange USDT contre le renminbi est en constante adaptation.
Évolution de la pratique judiciaire en trois ans : d’une qualification grossière à une reconnaissance fine
Cas Zhao Dong : la qualification initiale “à la hâte”
En 2022, le tribunal populaire du district de Xihu à Hangzhou, Zhejiang, a traité l’affaire de Zhao concernant la cryptomonnaie (cas Zhao Dong), qui est devenue un exemple représentatif de la qualification d’une activité d’arbitrage transfrontalier par achat/vente de cryptomonnaies comme étant une activité illicite d’exploitation commerciale. Ce cas a été conjointement classé par la Cour suprême populaire et l’Administration nationale des devises étrangères comme un exemple typique de lutte contre les infractions liées aux devises étrangères.
À l’époque, le communiqué officiel sur l’affaire indiquait une logique relativement simple : toute activité d’arbitrage transfrontalier via USDT ou autres cryptomonnaies, visant à profiter des écarts de taux de change ou impliquant l’échange de monnaies étrangères dans différents pays, pouvait être considérée comme relevant de l’activité illicite d’exploitation commerciale. Cette approche “grossière” était largement appliquée dans la pratique judiciaire de l’époque.
Cependant, il est important de noter que cette affaire a été jugée avec une décision devenue définitive depuis plus de quatre ans, alors même que le cadre législatif concernant les cryptomonnaies manquait encore de règles claires. La gestion de ces cas dans la pratique judiciaire s’appuyait davantage sur l’esprit des politiques pertinentes, en explorant progressivement la voie. Cela soulève une question clé : la stabilité et la reproductibilité des critères de jugement initiaux sont-elles assurées ? C’est une problématique que les praticiens doivent examiner.
Cas Lin : la redécouverte de la substance de l’acte
En 2024, le parquet de Jianhu, Jiangsu, a publié l’affaire “Lin et Yan, activité illicite d’exploitation commerciale”, apportant un nouveau regard. La valeur de cette affaire réside dans la clarification du véritable motif pour lequel une activité d’échange USDT peut être qualifiée de crime.
D’après les faits, Lin semblait pratiquer un “搬砖套利” — recevoir des fonds étrangers, effectuer des échanges via une plateforme de cryptomonnaie, puis vendre l’USDT à un prix spécifique à des commerçants locaux, en réalisant une marge. En réalité, Lin était sous l’instruction d’un Nigérian, et il a effectué tout le processus de flux de fonds selon les instructions de son interlocuteur. Cela signifie que, dans ce contexte, la cryptomonnaie n’était pas l’objet de la transaction, mais un outil de passage de fonds.
L’enseignement principal est : le problème ne réside pas dans la forme de l’acte “搬砖套利” en soi, mais dans sa véritable nature commerciale — le comportementur fournit-il réellement un service d’échange de devises pour autrui ? Si oui, la nature de l’acte change fondamentalement, passant de “comportement d’arbitrage” à “activité illicite d’exploitation commerciale”. Cette évolution de la compréhension marque le début d’une analyse approfondie de la substance de l’acte et de la structure de la transaction dans la pratique judiciaire.
Analyse du deuxième tribunal de Shanghai : établissement d’un jugement précis
Le 17 décembre 2025, le deuxième tribunal intermédiaire de Shanghai a publié un rapport approfondi qui a renforcé cette discussion. Ce document, concernant des affaires d’activité illicite d’exploitation commerciale liée aux cryptomonnaies, a présenté deux cas types, et a procédé à une analyse plus prudente de la qualification.
Les points particulièrement importants sont :
Pour les comportements de détention de cryptomonnaies ou de spéculation, s’ils ne présentent pas de caractéristiques d’exploitation commerciale, ils ne seront généralement pas qualifiés d’activité illicite d’exploitation commerciale ; mais si l’on sait que quelqu’un effectue illégalement des opérations de change, et qu’il continue à fournir une assistance par échange de cryptomonnaies, cela peut constituer une complicité.
Si le comportement présente des caractéristiques commerciales telles que la régularité ou la recherche de profit, et que l’acteur sait que d’autres cherchent à réaliser des échanges de RMB et de dollars en dehors des lieux de transaction réglementés, en utilisant des services de cryptomonnaie comme intermédiaire, cela peut constituer une forme de vente déguisée de devises, relevant de l’activité illicite d’exploitation commerciale.
Cela montre que la pratique judiciaire commence à privilégier une analyse détaillée de la nature de l’acte, de la structure de la transaction, du flux de fonds et de leur impact social, plutôt que de se limiter à la fréquence ou à l’ampleur des transactions.
La frontière substantielle entre crime et non-crime : compréhension précise de l’exploitation commerciale et du but lucratif
Dans la pratique judiciaire concrète, la qualification d’une activité d’échange USDT contre le renminbi comme étant une activité illicite d’exploitation commerciale dépend de deux éléments clés :
Premièrement, la nature commerciale de l’acte. La “activité commerciale” au sens pénal désigne une activité économique où l’individu, par planification, organisation et gestion, fournit de façon continue des biens ou des services, participe de manière stable à des échanges sur le marché, et cherche à en tirer un profit. En revanche, des transactions personnelles occasionnelles et dispersées, sans organisation, sont généralement considérées comme non commerciales.
Deuxièmement, le but lucratif. Il ne s’agit pas simplement de savoir si l’on réalise un profit, mais si l’acteur a pour objectif principal de tirer un bénéfice, et s’il organise et gère consciemment cette activité.
En se basant sur ces deux éléments, on peut affiner les critères de jugement.
Quatre points clés pour analyser la transaction USDT
1. Caractère occasionnel vs caractère continu de la transaction
Cas ne constituant pas une activité illicite d’exploitation commerciale : transactions occasionnelles, non continues, avec des contreparties, des horaires ou des prix non fixes. Ces transactions relèvent d’investissements personnels dispersés.
Cas pouvant constituer une activité illicite d’exploitation commerciale : activités régulières, stables, organisées, avec une clientèle ou des partenaires fixes, voire une division claire du travail. Ces caractéristiques indiquent une intention commerciale claire.
2. Nature de la source de profit
Cas ne constituant pas une activité illicite : profits issus des fluctuations de prix de la cryptomonnaie entre différents marchés ou plateformes. L’acteur réalise essentiellement une opération d’arbitrage de marché, sans fournir de service.
Cas pouvant constituer une activité illicite : profits provenant de la différence de taux de change, de frais fixes ou de commissions. Ces modes de gain indiquent que l’acteur prélève une commission sur l’échange, plutôt que de faire du trading indépendant.
3. Caractéristiques du flux de fonds
Cas ne constituant pas une activité illicite : flux de fonds et cryptomonnaies dans un seul sens, circulant dans un compte personnel, avec une traçabilité claire (“monnaie fiat → cryptomonnaie → monnaie fiat”). La circulation est transparente et le compte indépendant.
Cas pouvant constituer une activité illicite : utilisation ou emprunt massif de comptes tiers pour créer un véritable “piscine de fonds”, permettant de faire correspondre et couvrir des fonds domestiques et étrangers. Ce mode est typique d’un “paiement clandestin”.
4. La subjectivité et la conscience de l’acteur
Cas ne constituant pas une activité illicite : l’acteur ne réalise pas, selon ses instructions, des opérations de change “de devises étrangères ↔ cryptomonnaies ↔ RMB”, sans fournir de véritable service de paiement transfrontalier, et n’a pas conscience de faire du change illégal.
Cas pouvant constituer une activité illicite : l’acteur sait que d’autres achètent ou vendent illégalement ou de manière déguisée des devises, et continue à fournir une assistance par échange de cryptomonnaies ; ou il collabore avec d’autres pour réaliser des opérations d’échange mutuel.
La perception du prélèvement de frais de service : une nécessité d’analyse
Dans la pratique de l’arbitrage de搬砖虚拟货币, une question fréquente est : si l’acteur perçoit en plus un “frais de service” ou une “commission”, cela doit-il forcément être considéré comme une activité illicite d’exploitation commerciale ?
La réponse n’est pas simplement “oui” ou “non”. La clé réside dans la nature réelle de la rémunération.
Si la rémunération correspond à une opération d’arbitrage réelle et indépendante — c’est-à-dire que, même en percevant des frais, l’acteur n’a pas réalisé de manière complète et conforme à la demande d’autrui une opération d’échange “de devises ↔ cryptomonnaie ↔ RMB”, ni utilisé la cryptomonnaie pour faire du contre-espionnage ou du change, alors, d’un point de vue juridique, cela ne constitue pas nécessairement une activité illicite.
Cependant, dans la pratique, ces comportements comportent un risque pénal élevé. La perception de frais dans ces cas est souvent mal interprétée, et différents juges ou praticiens peuvent en faire une qualification d’activité illicite. La méthode de qualification dans le cas Zhao Dong, bien que qualifiée d’activité illicite, illustre justement le risque d’une approche “à la hâte”.
Points clés pour la preuve dans la pratique
Lors du traitement concret des affaires d’échange USDT contre RMB, la défense doit s’appuyer sur des preuves pour aider les praticiens à comprendre la véritable nature de l’affaire, en distinguant “transaction autonome” et “fourniture de services de change”.
Premièrement, décomposer la structure de la transaction. Existe-t-il une “instruction d’autrui” ? Le service de paiement est-il fourni à une cible spécifique ? La transaction sert-elle de simple intermédiaire de fonds ? Si ces caractéristiques n’existent pas, même si la fréquence ou l’ampleur est importante, cela ne constitue pas nécessairement une infraction.
Deuxièmement, prouver l’indépendance. Montrer que la décision de transaction est autonome, que le prix est fixé librement, que les contreparties sont multiples, et non selon un plan unique.
Troisièmement, exclure la connaissance subjective. Sur la base du standard de preuve pénale, il faut prouver que l’acteur n’était pas conscient de l’existence d’un échange de contre-espionnage, et ne peut pas être présumé “de bonne foi” dans cette connaissance. C’est une condition nécessaire pour qualifier une complicité.
Quatrièmement, clarifier la source de profit. Fournir des preuves que le gain provient de la fluctuation du marché, et non d’une commission sur l’échange de devises. La cryptomonnaie est un objet de transaction, non un outil de passage de fonds.
Conseils pratiques pour les avocats et évaluation des risques
Pour ceux qui participent à l’échange USDT contre RMB ou à l’arbitrage de搬砖虚拟货币, il s’agit d’un domaine à haut risque, très incertain.
Les risques sont multiples. Sur le plan politique, la réglementation évolue constamment ; sur le plan judiciaire, la compréhension de ces comportements varie selon les régions et les praticiens, ce qui influence directement la qualification et la peine.
Les différences de perception judiciaire existent objectivement. Même à un moment donné, différentes juridictions peuvent rendre des décisions divergentes sur des affaires similaires ou identiques. Cette incertitude constitue le principal risque.
En résumé, l’échange USDT contre RMB et l’arbitrage de搬砖虚拟货币 restent des activités à haut risque, dans une zone grise. Sur le plan politique comme judiciaire, toute activité doit faire l’objet d’une évaluation extrêmement prudente. Les participants doivent, en étant pleinement conscients des risques, faire preuve de prudence dans leurs comportements, et éviter toute précipitation.
Pour ceux déjà impliqués dans des affaires, il est conseillé de consulter rapidement un professionnel du droit, en analysant systématiquement les preuves et en argumentant juridiquement, afin d’obtenir la meilleure issue possible dans le cadre judiciaire actuel.