Trump annonce que les États-Unis commenceront à guider à partir de lundi certains navires neutres bloqués hors du détroit d'Ormuz, affirmant que toute assistance humanitaire entravée sera confrontée à une réponse ferme. Il a révélé que les États-Unis sont en « discussions très positives » avec l'Iran, ce qui pourrait aboutir à un résultat favorable, mais il a également indiqué que le dernier plan de paix de l'Iran était « inacceptable ».



Le président américain Trump a déclaré que les États-Unis commenceraient à partir de lundi à guider certains navires neutres bloqués dans le Golfe Persique hors du détroit d'Ormuz.

Trump a écrit dimanche sur les réseaux sociaux que cette démarche est purement destinée à sauver des personnes, des entreprises et des nations totalement innocentes, victimes de la situation. Il a également indiqué que si cette opération humanitaire était entravée de quelque manière que ce soit, les États-Unis seraient malheureusement contraints de répondre par la force.

Trump a affirmé que des représentants américains sont en « discussions très positives » avec l'Iran, ce qui pourrait finalement conduire à un résultat « très avantageux » pour toutes les parties, mais il n’a pas donné plus de détails.

Lors de l’annonce de cette nouvelle opération dans le détroit d'Ormuz, Trump a indiqué que le plan, nommé « Projet Liberté » (Project Freedom), concerne des navires avec un grand nombre d’équipages, qui attendent de passer en toute sécurité à travers le détroit, leur nourriture et autres fournitures essentielles étant de plus en plus épuisées. Il a également dit que plusieurs pays ont demandé l’aide des États-Unis pour débloquer leurs navires.

Trump a écrit que tous les pays concernés ont déclaré que, sauf la reprise de la navigation sûre dans la région et le rétablissement d’autres conditions normales, ils ne permettraient pas aux navires de revenir.

Selon un haut responsable américain, cette nouvelle initiative, que Trump appelle « Projet Liberté », vise à permettre aux pays, compagnies d’assurance et organisations maritimes de coordonner la circulation des navires dans le détroit d'Ormuz. Ce responsable a précisé que le plan ne prévoit pas actuellement que la marine américaine escorte les navires à travers le détroit.

Actuellement, plusieurs centaines de pétroliers, navires de vrac et cargos restent bloqués dans la région du Golfe. En raison de l’incapacité de stocker le pétrole nouvellement extrait, plusieurs pays de la région ont considérablement réduit leur production pétrolière.

Le détroit d'Ormuz, situé au sud de l’Iran, transporte environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. En raison de son blocage, les prix de l’énergie ont flambé. Cela suscite l’inquiétude à la Maison Blanche : dans un contexte de prix élevés du pétrole pour le public, le Parti républicain pourrait subir une lourde défaite lors des élections de mi-mandat en novembre.

Le point central de la confrontation reste le détroit d'Ormuz. Après que l’Iran a en fait fermé ce passage, les États-Unis ont imposé un blocus maritime sur les ports iraniens, tentant de réduire davantage son espace économique et de couper ses exportations de pétrole.

Le prix du pétrole brut WTI a ouvert en baisse de 2,7 %, à 101,3 dollars le baril au moment de la rédaction.

Trump affirme que la « nouvelle proposition » de l’Iran est inacceptable

Auparavant, Trump avait laissé entendre que le dernier plan de paix présenté par l’Iran pourrait ne pas lui suffire. Actuellement, les efforts pour mettre fin au conflit n’ont pas encore abouti.

Le 3 mai au soir, lors d’une interview téléphonique, Trump a déclaré que la nouvelle proposition de l’Iran était inacceptable. Trump a dit : « C’est inacceptable pour moi. Je l’ai étudiée, j’ai tout étudié — c’est inacceptable. »

Selon la télévision iranienne, citant un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, l’Iran a indiqué dimanche qu’il examinait la réponse américaine à son récent plan en 14 points.

Le 3 mai, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Baghaei, a déclaré que les États-Unis avaient répondu à la « proposition en 14 points » de l’Iran par l’intermédiaire du Pakistan, et que l’Iran était en train de l’examiner. Baghaei a précisé que l’Iran proposait de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre dans un délai de 30 jours et de convenir de ses modalités d’application, en insistant sur la fin des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban.

Il a également indiqué que « pour l’instant, il n’y a pas de négociations nucléaires entre l’Iran et les États-Unis ». Il a aussi affirmé que l’affirmation selon laquelle l’Iran proposerait de déminer le détroit d'Ormuz est « inexacte ».

Selon CCTV International, le 3 mai dans l’après-midi, citant Al Jazeera, la dernière proposition de négociation de l’Iran comprend trois phases :

La première phase inclut « la transformation du cessez-le-feu en un arrêt complet des hostilités dans 30 jours », « la définition des principes pour établir un mécanisme international garantissant que la guerre ne reprendra pas », « la mise en œuvre d’un cessez-le-feu dans toute la région avec l’engagement des deux parties à ne pas le violer, y compris pour l’Iran et ses alliés régionaux ainsi qu’Israël », « la levée progressive du blocus du détroit d'Ormuz en fonction de l’ouverture progressive du port iranien », « la responsabilité de l’Iran de déminer le détroit », « la révision des propositions iraniennes antérieures concernant les compensations », « le retrait des forces américaines des eaux environnantes de l’Iran et l’arrêt de toute nouvelle mobilisation ».

La deuxième phase prévoit « la discussion sur un arrêt total de l’enrichissement d’uranium pour une durée maximale de 15 ans », « après l’échéance, la reprise de l’enrichissement selon le principe de zéro stock », tout en s’opposant à la démolition ou à la destruction des installations nucléaires iraniennes. Concernant le stock élevé d’uranium enrichi, la proposition suggère le transfert à l’étranger ou la dilution de l’uranium enrichi. La proposition inclut aussi la levée progressive des sanctions économiques contre l’Iran.

La troisième phase prévoit une consultation stratégique avec les pays de la région pour discuter de la construction d’un système de sécurité couvrant toute la zone.
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