#OilPrice – Brent à 111 $, WTI près de 100 $ : La crainte du détroit d’Hormuz ravive la flambée des prix



Le matin du 1er mai, le marché pétrolier a poursuivi sa montagne russe d’avril. Les contrats à terme sur le pétrole brut américain (WTI) ont augmenté de 3,5 % pour atteindre 99,71 $, dépassant brièvement 100 $ pendant la séance. Brent, quant à lui, a augmenté de 2,7 % pour atteindre 111,19 $. Il y a une semaine, Brent a testé un sommet de quatre ans à 126,41 $ avant de reculer à 116 $.

Le seul mot qui fait monter le prix est : Hormuz.

Pourquoi cela remonte-t-il encore ?

L’impasse entre les États-Unis et l’Iran : Le cessez-le-feu a été prolongé indéfiniment, mais les négociations sont au point mort. L’administration Trump maintient son blocus des ports iraniens, tandis que Téhéran a saisi deux pétroliers dans le détroit. Le marché anticipe une situation où 10 % du flux quotidien de 21 millions de barils de pétrole serait coupé. Le retrait des Émirats arabes unis de l’OPEP : Les Émirats arabes unis ont annoncé leur retrait officiel de l’OPEP à partir du 1er mai. Un choc structurel pour le cartel vieux de 60 ans. La déclaration des Émirats selon laquelle ils ne respecteront pas le plafond de production remet en question la discipline de l’offre. Psychologie du marché : Goldman Sachs calcule qu’en cas de fermeture de six semaines du détroit d’Hormuz, le Brent pourrait en moyenne atteindre 110 $ et culminer à 135 $. La banque a également révisé sa moyenne pour 2026, passant de 77 $ à 85 $. ANZ prévoit 88 $ à la fin de l’année.

Ces attentes se reflétaient même à la pompe aux Émirats arabes unis. Le pays a augmenté les prix du Super 98, du Special 95 et de l’E-Plus 91 à partir du 1er mai. La raison : « prix mondiaux du pétrole et coûts de distribution ».

Pourquoi la volatilité ne cesse-t-elle pas ?

Avril a résumé cela. Le 8 avril, avec la nouvelle d’un cessez-le-feu, le WTI est tombé à 80 $. Ensuite, les négociations ont stagné, et le prix a augmenté de 25 % en trois semaines. Les traders parient désormais sur le risque de gros titres plutôt que sur l’offre et la demande fondamentales.

Les enquêtes de Reuters prévoient toujours un scénario de « surplus d’offre » de 61-62 $ pour 2026. Mais cela n’est valable que si le détroit d’Hormuz reste ouvert. S’il reste fermé, le marché fait face à un déficit quotidien de 0,5 à 4,2 millions de barils.

Que surveiller ?

Trafic dans le détroit d’Hormuz : Les données satellites montrent que les transits de pétroliers ont chuté à 90 % des niveaux normaux. Une fermeture totale ferait monter le prix au-dessus de 120 $.
Réserve stratégique américaine : La Maison Blanche discute de mesures « stratégiques » pour le pétrole, similaires aux 200 000 BTC qu’elle a interdit de vente. Les ventes de la réserve exerceraient une pression.
Production des Émirats arabes unis : La possibilité que les Émirats, qui ne font pas partie de l’OPEP, augmentent leur production quotidienne à 4 millions de barils pourrait stabiliser le prix à court terme.

Le hashtag #OilPrice d’aujourd’hui n’est pas seulement un chiffre, mais montre le coût géopolitique de l’énergie. Brent est à 111 $, le WTI frôle les 100 $. Un tweet, un pétrolier, une décision de l’OPEP peut faire bouger le prix de 10 $. Mai indique que le mot « stabilité » restera absent du lexique pétrolier encore quelque temps.
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User_any
· 05-01 03:15
LFG 🔥
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User_any
· 05-01 03:15
Vers la Lune 🌕
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