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Mars : les données non agricoles arrivent — le « mirage de prospérité » derrière 1,778,000
Les données de l’emploi non agricole des États-Unis viennent tout juste d’être publiées. Les créations nettes ont atteint 178 000, largement au-dessus des 60 000 attendus par le marché. Le taux de chômage est descendu à 4,3 %, enregistrant la plus forte hausse mensuelle depuis décembre 2024. À première vue, c’est un rapport « incroyablement solide », l’indice du dollar bondissant d’un coup au-dessus du seuil des 100, et les rendements des bons du Trésor américains grimpant aussitôt. Mais derrière ces chiffres, est-ce que cela signifie vraiment que l’économie américaine est dans une prospérité généralisée ?
⚠️ Trois signaux cachés à ne pas négliger :
Premièrement, les données de février ont été revues très fortement à la baisse à -133 000, avec une amplitude de fluctuation extrême. Les données de janvier ont été révisées à la hausse à 160 000, mais au total, sur deux mois, elles restent inférieures de 0,7 à ce qu’elles étaient auparavant. Ce type de volatilité extrême « révision à la baisse — explosion — révision à la baisse » montre, à lui seul, que la stabilité du marché de l’emploi est sujette à caution.
Deuxièmement, l’industrie médicale « soutient à elle seule toute la barre ». En mars, l’industrie des soins de santé a créé 76 000 nouveaux emplois, soit plus du double des 29 000 en moyenne mensuelle sur 12 mois. Cela provient principalement d’un « rebond compensatoire » après la résolution des grèves de travailleurs de la santé en Californie et à Hawaï, plutôt que d’une véritable expansion des postes.
Troisièmement, le taux de participation de la population active a chuté à 61,9 %, le plus bas depuis 2021. Une partie de la baisse du taux de chômage s’explique par le fait que 396 000 personnes ont quitté le marché du travail. La participation des personnes en âge de travailler diminue également, et le nombre de personnes effectuant un travail à temps partiel pour des raisons économiques augmente. Le signal transmis n’est pas « tout le monde a un emploi », mais plutôt « beaucoup ont déjà abandonné l’idée de chercher un emploi ».
🔥 Le plus crucial, c’est que — ce rapport ne reflète absolument pas le véritable impact du conflit au Moyen-Orient !
Goldman Sachs indique clairement que l’impact de la guerre se transmet souvent avec un retard de 4 à 8 semaines. La semaine d’enquête de mars ne reflète que l’état d’esprit de fin février à début mars, et l’impact de l’escalade continue du conflit entre Israël et l’Iran, du blocage du passage dans le détroit d’Hormuz et de la flambée des prix de l’énergie ne se manifestera progressivement que dans les données d’avril et de mai. Après que Trump a déclaré le 1er avril avoir remporté une « victoire décisive » contre l’Iran, puis a indiqué qu’il continuerait à « frapper violemment », ces signaux contradictoires intensifient encore l’incertitude économique. Les économistes estiment que si le conflit se poursuit, les entreprises pourraient retarder les embauches ou procéder à des licenciements en raison de la hausse des prix de l’énergie et du ralentissement de la demande.
📉 Impact sur la politique de la Fed : les anticipations de baisse des taux « presque à zéro »
Après la publication des données, le CME « Fed Watch » montre que la probabilité d’une baisse de 25 points de base en juin de la Fed est passée de 7,8 % à 2,0 %, tandis que la probabilité de maintenir les taux inchangés s’élève à 97,5 %. Le marché a pratiquement effacé l’ensemble des anticipations de baisses de taux restantes pour 2026. Le Fonds monétaire international a déjà indiqué auparavant que, même si le taux d’inflation aux États-Unis suit une tendance à la baisse, les décideurs politiques disposent cette année de très peu de marge pour baisser les taux.
Quand « l’emploi est solide » rencontre « le prix du pétrole qui échappe à tout contrôle », la Fed se retrouve dans la situation la plus délicate de stagflation — l’économie ne s’effondre pas, mais l’inflation pourrait être poussée à la hausse par les prix de l’énergie. Monter les taux est impossible, baisser les taux n’est pas réalisable : il ne reste qu’à « maintenir les taux inchangés et avancer en observant ». #Gate廣場四月發帖挑戰
🎯 Conclusion centrale :
La « prospérité » des non agricoles de mars est davantage une réaction technique, due à la dissipation des conditions météorologiques extrêmes de février et aux grèves, qu’un signal d’accélération réelle du marché du travail. Ce dont les investisseurs doivent vraiment se méfier, c’est que la véritable vague d’impact du Moyen-Orient n’a encore été reflétée dans aucune donnée. La prochaine fenêtre d’observation clé est celle du CPI d’avril et du rapport sur l’emploi de mai. D’ici là, le marché se trouvera pris dans l’étau d’une double pression : « des données solides qui pèsent sur les anticipations de baisse des taux » et « des risques géopolitiques qui font monter les anticipations d’inflation ».
#三月非農數據來襲