Les fluctuations des données sur l’emploi aux États-Unis ont suscité l’attention du marché, les institutions financières se concentrant généralement sur la tendance future de l’euro face au dollar. Francesco Pessole, analyste à la banque ING, a récemment exprimé l’opinion que les variations du taux de change sont fortement liées aux risques liés à la politique des banques centrales, et que le marché doit suivre de près les seuils clés du niveau de change.
La rupture du taux de change déclenche un signal de politique, le risque de baisse des taux augmente
Lorsque l’euro face au dollar dépasse la barre des 1,20, un point de basculement important sera observé. Pessole souligne qu’à ce niveau, certains responsables de la Banque centrale européenne pourraient donner des signaux de nouvelle baisse des taux, ce qui indique un changement subtil dans l’environnement de décision des taux d’intérêt. La faiblesse du dollar est le principal moteur de la hausse de l’euro, et cette pression sur le taux de change modifie progressivement la stratégie des banques centrales.
1,25 devient le seuil critique pour les anticipations d’inflation
Cependant, pour que les anticipations d’inflation soient significativement revues à la baisse, le marché estime que l’euro face au dollar doit encore monter jusqu’à 1,25. Ce seuil supérieur représente un renforcement substantiel des attentes de baisse des taux. Ce n’est qu’à ce niveau plus élevé que la banque centrale pourra soutenir une correction plus agressive à la baisse des prix, posant ainsi les bases pour de futures ajustements de politique. La conviction de Pessole indique qu’il existe une relation quantifiable claire entre le taux de change et les anticipations d’inflation.
L’efficacité limitée des interventions verbales, la dynamique intrinsèque du taux de change domine
Il est important de noter qu’avec un dollar dominant, les déclarations politiques isolées ont une efficacité limitée. Pessole pense que les interventions verbales sporadiques sur le taux de change sont peu efficaces pour freiner la hausse de l’euro, et que les transactions réelles du marché ainsi que les fondamentaux deviennent les principaux facteurs déterminants de la direction du taux de change. Cela montre que les outils traditionnels de communication politique sont nettement insuffisants face à la pression d’un dollar fort, et que la banque centrale devra probablement s’appuyer davantage sur des actions concrètes plutôt que sur des déclarations.
Dans le contexte actuel du marché, la tendance de l’euro face au dollar est devenue une fenêtre importante pour observer l’espace de manœuvre de la Banque centrale européenne, le niveau de change influençant directement le rythme de ses décisions.
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L'euro face à plusieurs défis face au dollar américain, les attentes d'une baisse des taux d'intérêt de la banque centrale émergent
Les fluctuations des données sur l’emploi aux États-Unis ont suscité l’attention du marché, les institutions financières se concentrant généralement sur la tendance future de l’euro face au dollar. Francesco Pessole, analyste à la banque ING, a récemment exprimé l’opinion que les variations du taux de change sont fortement liées aux risques liés à la politique des banques centrales, et que le marché doit suivre de près les seuils clés du niveau de change.
La rupture du taux de change déclenche un signal de politique, le risque de baisse des taux augmente
Lorsque l’euro face au dollar dépasse la barre des 1,20, un point de basculement important sera observé. Pessole souligne qu’à ce niveau, certains responsables de la Banque centrale européenne pourraient donner des signaux de nouvelle baisse des taux, ce qui indique un changement subtil dans l’environnement de décision des taux d’intérêt. La faiblesse du dollar est le principal moteur de la hausse de l’euro, et cette pression sur le taux de change modifie progressivement la stratégie des banques centrales.
1,25 devient le seuil critique pour les anticipations d’inflation
Cependant, pour que les anticipations d’inflation soient significativement revues à la baisse, le marché estime que l’euro face au dollar doit encore monter jusqu’à 1,25. Ce seuil supérieur représente un renforcement substantiel des attentes de baisse des taux. Ce n’est qu’à ce niveau plus élevé que la banque centrale pourra soutenir une correction plus agressive à la baisse des prix, posant ainsi les bases pour de futures ajustements de politique. La conviction de Pessole indique qu’il existe une relation quantifiable claire entre le taux de change et les anticipations d’inflation.
L’efficacité limitée des interventions verbales, la dynamique intrinsèque du taux de change domine
Il est important de noter qu’avec un dollar dominant, les déclarations politiques isolées ont une efficacité limitée. Pessole pense que les interventions verbales sporadiques sur le taux de change sont peu efficaces pour freiner la hausse de l’euro, et que les transactions réelles du marché ainsi que les fondamentaux deviennent les principaux facteurs déterminants de la direction du taux de change. Cela montre que les outils traditionnels de communication politique sont nettement insuffisants face à la pression d’un dollar fort, et que la banque centrale devra probablement s’appuyer davantage sur des actions concrètes plutôt que sur des déclarations.
Dans le contexte actuel du marché, la tendance de l’euro face au dollar est devenue une fenêtre importante pour observer l’espace de manœuvre de la Banque centrale européenne, le niveau de change influençant directement le rythme de ses décisions.