Goldman Sachs : La volatilité de l'or augmente fortement, la banque centrale va temporairement ralentir ses achats d'or

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Les variables principales du marché de l’or évoluent désormais de « acheter ou ne pas acheter » à « quelle est l’ampleur de la volatilité ». Goldman Sachs estime que la demande diversifiée exprimée par le secteur privé via des structures d’options d’achat sur l’or a contribué à augmenter la volatilité du prix de l’or, tout en freinant à court terme le rythme des achats des banques centrales, mais que cette baisse devrait être temporaire.

Les analystes de Goldman Sachs, Lina Thomas et Daan Struyven, indiquent dans leur rapport cette semaine que la hausse de la demande d’options d’achat a forcé les vendeurs d’options à acheter passivement de l’or pour couvrir leurs positions lors de la hausse, amplifiant mécaniquement la progression. Plus important encore, même une légère correction pourrait inciter les traders à passer d’un « achat à la hausse » à une « vente à la baisse », déclenchant ainsi des ordres de stop-loss chez les investisseurs et entraînant des pertes supplémentaires. Goldman Sachs souligne que cette chaîne s’est déjà manifestée fin janvier.

Dans un contexte de hausse de la volatilité, la demande des banques centrales a ralenti, atteignant 22 tonnes en décembre 2025, contre une moyenne de 52 tonnes sur 12 mois. Goldman Sachs insiste sur le fait que, bien que les banques centrales soient toujours disposées à acheter de l’or pour couvrir les risques géopolitiques et financiers, elles préfèrent attendre que la volatilité se calme avant de reprendre leurs achats. Le ralentissement actuel est donc plus une « attente de convergence de la volatilité » qu’un changement de tendance.

Pour les investisseurs, cela signifie une augmentation du risque de baisse à court terme. Goldman Sachs avertit qu’après avoir atteint des niveaux record de demande d’options, certains catalyseurs habituellement modérés pourraient provoquer des retracements plus importants du prix de l’or, avec une limite inférieure estimée autour de 4 700 dollars l’once. Cependant, à moyen terme, Goldman Sachs maintient sa vision haussière, anticipant une progression lente du prix de l’or jusqu’à 5 400 dollars l’once d’ici la fin 2026.

Une structure d’options qui amplifie la volatilité, même une légère correction pouvant accroître les pertes

Goldman Sachs relie la hausse récente de la volatilité du prix de l’or à la demande diversifiée du secteur privé, dont une partie s’exprime via des structures d’options d’achat.

Le rapport cite des données de Bloomberg et Goldman Sachs indiquant que, pour le plus grand ETF d’or, le GLD, le volume des options d’achat non couvertes (après déduction des options de vente) est à un niveau record, constituant un « indicateur proxy » clé de la hausse de la volatilité.

Sur le mécanisme, Goldman Sachs explique que lorsque le prix de l’or augmente, les traders vendant des options d’achat doivent acheter de l’or pour couvrir leur position, ce qui amplifie la hausse. En revanche, même une correction modérée peut inverser ce comportement, les traders passant d’un « achat à la hausse » à une « vente à la baisse », pouvant déclencher des stop-loss et entraîner des pertes supplémentaires. Goldman Sachs avertit que des phénomènes similaires de « piétinement des stop-loss » se sont déjà produits fin janvier.

Ralentissement temporaire de la demande des banques centrales : 22 tonnes en décembre 2025, en dessous de la moyenne de 52 tonnes sur 12 mois

Goldman Sachs indique que la hausse de la volatilité s’est déjà transmise aux comportements à court terme des banques centrales : leur indicateur de prévision de la demande d’or en décembre 2025 montre 22 tonnes, contre une moyenne de 52 tonnes sur 12 mois. Auparavant, Goldman Sachs considérait le « ralentissement continu de la demande des banques centrales » comme un indicateur clé des perspectives du prix de l’or, mais cette fois, il est jugé temporaire.

Les raisons avancées par Goldman Sachs incluent trois points : ses échanges avec les banques centrales, le changement structurel dans la perception des risques par les gestionnaires de réserves après le gel des réserves de la Russie en 2022, et le fait que la majorité des banques centrales des grands marchés émergents ont encore des allocations en or nettement inférieures à leurs « niveaux cibles possibles ».

Le rapport indique que les gestionnaires de réserves continuent de voir l’or comme un outil de couverture contre les risques géopolitiques et financiers, mais préfèrent attendre que les prix se stabilisent avant d’accélérer leurs achats.

Deux scénarios possibles : si la volatilité diminue, la demande d’or pourrait repartir à la hausse ; si la volatilité persiste, le risque de hausse reste plus élevé

Goldman Sachs propose deux scénarios pour illustrer la trajectoire « volatilité — demande des banques centrales — prix de l’or ».

Le scénario de référence suppose que le secteur privé n’ajoute pas d’allocations diversifiées supplémentaires, ce qui entraînerait une baisse de la volatilité. Dans ce cadre, Goldman Sachs prévoit que la demande des banques centrales pour l’or reprendra son rythme d’accumulation, similaire à celui de 2025 ; de plus, les investisseurs privés n’augmenteront leurs positions qu’après une baisse des taux de la Fed. La combinaison de ces deux facteurs conduirait à une « progression lente » du prix de l’or dans un contexte de convergence de la volatilité, atteignant 5 400 dollars l’once d’ici fin 2026.

Le scénario haussier suppose une intensification supplémentaire de la demande diversifiée du secteur privé, motivée par la perception accrue des risques fiscaux dans certains pays occidentaux. Goldman Sachs pense que lorsque cette demande s’exprime via des structures d’options d’achat, elle génère naturellement une volatilité plus élevée, pouvant à court terme (au moins temporairement) freiner la demande des banques centrales des marchés émergents. Dans ce scénario, Goldman Sachs voit un potentiel de hausse significatif pour le prix de l’or, mais aussi une volatilité plus durable.

Conseils tactiques de Goldman Sachs : même des catalyseurs modérés peuvent entraîner des retracements plus profonds, avec une limite inférieure autour de 4 700 dollars l’once

Sur le plan tactique, Goldman Sachs indique que la demande d’options d’achat sur le GLD s’est reconstruite après le « nettoyage » de fin janvier, atteignant à nouveau des niveaux record. Cela signifie que certains facteurs habituellement limités à une correction modérée — comme une « correction boursière douce liée à la liquidation de marges » ou un « refroidissement marginal de la géopolitique » — pourraient entraîner des retracements de prix de l’or plus importants que prévu.

Goldman Sachs estime que la limite inférieure de ces retracements pourrait se situer autour de 4 700 dollars l’once. Par ailleurs, la performance de fin janvier montre que ces retracements pourraient être temporaires, car les retours des clients indiquent qu’il existe encore une demande potentielle pour « attendre une correction pour renforcer leurs positions ».

Sur cette base, Goldman Sachs réaffirme sa trajectoire haussière à moyen terme pour le prix de l’or et maintient sa recommandation d’achat.

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