Négocier une augmentation de salaire est une tâche si redoutable que des enquêtes ont révélé que la plupart des employés l’évitent carrément. Pourtant, il existe des choses que vous pouvez faire ou ne pas faire pour améliorer vos chances de succès lors de la négociation et la rendre moins effrayante et plus accessible.
Ce qu’il faut faire lors de la négociation d’une augmentation de salaire
Se lancer dans une négociation sans préparation est une recette pour l’échec. Nous allons donc examiner quatre éléments très importants que vous devriez toujours faire en préparation d’une négociation pour une augmentation.
Trouver le bon moment
Le timing est une partie essentielle de la négociation, mais beaucoup oublient qu’il faut penser au moment à la fois à un niveau macro et micro.
Au niveau micro, vous devrez examiner les événements directement entourant le moment de votre demande. Par exemple, si votre patron traverse une journée stressante ou si vous avez raté un projet, choisissez un autre moment.
En revanche, si c’est une bonne journée au travail ou si vous avez récemment prouvé votre valeur sur des tâches importantes, cela vous donne une meilleure chance d’avoir une conversation receptive. À un niveau macro, vous devez être stratégique avec votre timing. Ne pas simplement surprendre votre patron avec une discussion sur une augmentation sans prévenir. Préparez le terrain.
Parlez à votre patron de vos objectifs de développement suffisamment tôt pour qu’au moment de commencer la négociation, il comprenne d’où vous parlez.
Utiliser des données solides
Renforcez votre argumentation lors de la négociation en la soutenant avec des faits concrets. Ceux-ci doivent inclure à la fois les tendances du marché et votre propre contribution dans votre rôle. Faites des recherches sur les salaires moyens pour votre poste ou votre région et présentez-les comme justification de votre demande.
Par exemple, si vous êtes sous-payé par rapport à vos collègues et qu’il n’y a pas de raison valable à cela, en parler avec votre patron peut lui faire comprendre que vous commencez à regarder ailleurs, ce qui pourrait le dissuader de risquer de vous perdre et de laisser un poste vacant.
Pour vous-même, si vous êtes du genre à vous sentir mal à l’aise à l’idée de paraître vantard ou arrogant, rassembler des données sur la façon dont votre présence a positivement impacté votre employeur, surtout si vous pouvez étayer cela avec des chiffres, peut être une excellente façon de vous valoriser sans vous sentir bizarre. Cela donne aussi une valeur claire à votre travail.
Prendre en compte votre évolution
Mentionnez votre croissance professionnelle durant votre temps avec votre employeur lors de vos négociations. Si vous pouvez démontrer que vous avez amélioré vos connaissances, augmenté votre efficacité, élargi la gamme de tâches que vous effectuez, ou une combinaison de ces éléments, cela renforcera considérablement votre demande d’augmentation.
Adoptez également une approche tournée vers l’avenir. Parlez de combien vous pouvez être plus bénéfique pour votre employeur en poursuivant votre développement, surtout si cela inclut des rôles et tâches plus essentiels et impactants.
Prendre le contrôle de la négociation
Il peut être très facile de se sentir anxieux ou mal à l’aise en abordant une négociation pour une augmentation, mais cela repose sur une erreur. Au lieu de voir la négociation comme une supplication ou une demande de faveur à un supérieur, voyez-la comme une discussion entre deux adultes responsables pour trouver une solution qui convienne aux deux.
Il existe quelques astuces physiologiques que vous pouvez utiliser pour contrôler l’anxiété. Plutôt que de retenir votre souffle ou hyperventiler, pratiquez une respiration profonde et contrôlée. Ayez un verre d’eau à portée de main et prenez une gorgée chaque fois que vous vous sentez anxieux ou que vous avez besoin de temps pour réfléchir. Même si vous n’en avez pas besoin, ne vous précipitez pas pour parler dès qu’il y a un silence. Laissez toujours un court moment de pause.
Ce qu’il ne faut pas faire lors de la négociation d’une augmentation
Il est facile de planifier une stratégie et de la suivre, mais il peut être plus difficile de changer ou même de considérer des choses que vous faites habituellement. Voyons donc quatre choses à ne pas faire lors d’une négociation pour une augmentation.
Ne pas oublier les autres facteurs
Si vous avez recherché le salaire moyen dans votre secteur et constaté que votre rémunération est inférieure, ne vous lancez pas immédiatement dans la négociation en vous reposant uniquement sur cette information.
De nombreux facteurs composent le salaire d’un employé. Certains sont plus généraux, comme votre lieu de résidence ou la façon dont la rémunération évolue avec l’expérience dans l’industrie.
D’autres facteurs peuvent être plus spécifiques à votre situation, comme la santé financière de votre employeur ou la sélection précise des tâches que vous effectuez ou ne couvrez pas.
Si vous ne faites pas attention à ces éléments, il vous sera difficile d’obtenir ce que vous souhaitez lors de la négociation.
Ne pas oublier les autres décideurs
Vous avez peut-être l’habitude de tout faire remonter à votre patron, mais rappelez-vous qu’il n’est pas seul à décider.
Aborder la négociation avec cette idée fausse peut non seulement limiter votre pouvoir, mais parfois, votre patron n’a pas l’autorité d’approuver une augmentation seul.
Les actionnaires, les directeurs et les cadres supérieurs peuvent tous avoir leur mot à dire sur la rémunération des employés, et le service RH dispose souvent de lignes directrices pour les managers, ce qui peut compliquer votre tactique. Cela peut aussi entraîner des frustrations et des frictions si vous avez l’impression que votre patron est têtu ou combatif, alors qu’en réalité, sa décision de freiner ou de refuser peut simplement être due à un manque de pouvoir personnel dans cette décision, et il pourrait défendre votre cause s’il en avait la possibilité.
Ne pas se concentrer uniquement sur une promotion traditionnelle
Si votre idée de promotion est la classique échelle hiérarchique d’une entreprise, vous risquez de passer à côté de nombreuses opportunités d’augmentation en dehors de cette progression.
Adopter cette vision et la faire prévaloir limitera les options de votre employeur. Cela peut être d’autant plus contre-productif si une spécialisation, plutôt qu’un poste de gestion, pourrait vous offrir à la fois un salaire plus élevé et plus de plaisir dans votre rôle.
Ne pas se sentir piégé par votre employeur
La loyauté est une qualité admirable, mais si elle ne va que dans un seul sens, vous vous faites du tort sans en tirer de bénéfice. Ne laissez pas votre employeur profiter de votre loyauté. Si vos négociations échouent et que vous pensez ne jamais envisager d’autres options, vous resterez bloqué dans la même situation.
Se libérer d’un emploi insatisfaisant sera toujours sous votre contrôle. Même si vous pensez avoir du mal à répondre aux descriptions de poste vacantes, tentez votre chance et postulez. Souvent, les employeurs ne recherchent pas une correspondance parfaite à 100 %, et ils ne la trouveront pas toujours.
Réflexions finales
Nous avons appris les huit conseils les plus importants sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire lors de la négociation d’une augmentation. Donc, si vous avez préparé cette discussion avec votre patron depuis un certain temps, vous êtes prêt à franchir le pas.
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Les règles d'or et les erreurs à éviter lors de la négociation d'une augmentation de salaire
Négocier une augmentation de salaire est une tâche si redoutable que des enquêtes ont révélé que la plupart des employés l’évitent carrément. Pourtant, il existe des choses que vous pouvez faire ou ne pas faire pour améliorer vos chances de succès lors de la négociation et la rendre moins effrayante et plus accessible.
Ce qu’il faut faire lors de la négociation d’une augmentation de salaire
Se lancer dans une négociation sans préparation est une recette pour l’échec. Nous allons donc examiner quatre éléments très importants que vous devriez toujours faire en préparation d’une négociation pour une augmentation.
Trouver le bon moment
Le timing est une partie essentielle de la négociation, mais beaucoup oublient qu’il faut penser au moment à la fois à un niveau macro et micro.
Au niveau micro, vous devrez examiner les événements directement entourant le moment de votre demande. Par exemple, si votre patron traverse une journée stressante ou si vous avez raté un projet, choisissez un autre moment.
En revanche, si c’est une bonne journée au travail ou si vous avez récemment prouvé votre valeur sur des tâches importantes, cela vous donne une meilleure chance d’avoir une conversation receptive. À un niveau macro, vous devez être stratégique avec votre timing. Ne pas simplement surprendre votre patron avec une discussion sur une augmentation sans prévenir. Préparez le terrain.
Parlez à votre patron de vos objectifs de développement suffisamment tôt pour qu’au moment de commencer la négociation, il comprenne d’où vous parlez.
Utiliser des données solides
Renforcez votre argumentation lors de la négociation en la soutenant avec des faits concrets. Ceux-ci doivent inclure à la fois les tendances du marché et votre propre contribution dans votre rôle. Faites des recherches sur les salaires moyens pour votre poste ou votre région et présentez-les comme justification de votre demande.
Par exemple, si vous êtes sous-payé par rapport à vos collègues et qu’il n’y a pas de raison valable à cela, en parler avec votre patron peut lui faire comprendre que vous commencez à regarder ailleurs, ce qui pourrait le dissuader de risquer de vous perdre et de laisser un poste vacant.
Pour vous-même, si vous êtes du genre à vous sentir mal à l’aise à l’idée de paraître vantard ou arrogant, rassembler des données sur la façon dont votre présence a positivement impacté votre employeur, surtout si vous pouvez étayer cela avec des chiffres, peut être une excellente façon de vous valoriser sans vous sentir bizarre. Cela donne aussi une valeur claire à votre travail.
Prendre en compte votre évolution
Mentionnez votre croissance professionnelle durant votre temps avec votre employeur lors de vos négociations. Si vous pouvez démontrer que vous avez amélioré vos connaissances, augmenté votre efficacité, élargi la gamme de tâches que vous effectuez, ou une combinaison de ces éléments, cela renforcera considérablement votre demande d’augmentation.
Adoptez également une approche tournée vers l’avenir. Parlez de combien vous pouvez être plus bénéfique pour votre employeur en poursuivant votre développement, surtout si cela inclut des rôles et tâches plus essentiels et impactants.
Prendre le contrôle de la négociation
Il peut être très facile de se sentir anxieux ou mal à l’aise en abordant une négociation pour une augmentation, mais cela repose sur une erreur. Au lieu de voir la négociation comme une supplication ou une demande de faveur à un supérieur, voyez-la comme une discussion entre deux adultes responsables pour trouver une solution qui convienne aux deux.
Il existe quelques astuces physiologiques que vous pouvez utiliser pour contrôler l’anxiété. Plutôt que de retenir votre souffle ou hyperventiler, pratiquez une respiration profonde et contrôlée. Ayez un verre d’eau à portée de main et prenez une gorgée chaque fois que vous vous sentez anxieux ou que vous avez besoin de temps pour réfléchir. Même si vous n’en avez pas besoin, ne vous précipitez pas pour parler dès qu’il y a un silence. Laissez toujours un court moment de pause.
Ce qu’il ne faut pas faire lors de la négociation d’une augmentation
Il est facile de planifier une stratégie et de la suivre, mais il peut être plus difficile de changer ou même de considérer des choses que vous faites habituellement. Voyons donc quatre choses à ne pas faire lors d’une négociation pour une augmentation.
Ne pas oublier les autres facteurs
Si vous avez recherché le salaire moyen dans votre secteur et constaté que votre rémunération est inférieure, ne vous lancez pas immédiatement dans la négociation en vous reposant uniquement sur cette information.
De nombreux facteurs composent le salaire d’un employé. Certains sont plus généraux, comme votre lieu de résidence ou la façon dont la rémunération évolue avec l’expérience dans l’industrie.
D’autres facteurs peuvent être plus spécifiques à votre situation, comme la santé financière de votre employeur ou la sélection précise des tâches que vous effectuez ou ne couvrez pas.
Si vous ne faites pas attention à ces éléments, il vous sera difficile d’obtenir ce que vous souhaitez lors de la négociation.
Ne pas oublier les autres décideurs
Vous avez peut-être l’habitude de tout faire remonter à votre patron, mais rappelez-vous qu’il n’est pas seul à décider.
Aborder la négociation avec cette idée fausse peut non seulement limiter votre pouvoir, mais parfois, votre patron n’a pas l’autorité d’approuver une augmentation seul.
Les actionnaires, les directeurs et les cadres supérieurs peuvent tous avoir leur mot à dire sur la rémunération des employés, et le service RH dispose souvent de lignes directrices pour les managers, ce qui peut compliquer votre tactique. Cela peut aussi entraîner des frustrations et des frictions si vous avez l’impression que votre patron est têtu ou combatif, alors qu’en réalité, sa décision de freiner ou de refuser peut simplement être due à un manque de pouvoir personnel dans cette décision, et il pourrait défendre votre cause s’il en avait la possibilité.
Ne pas se concentrer uniquement sur une promotion traditionnelle
Si votre idée de promotion est la classique échelle hiérarchique d’une entreprise, vous risquez de passer à côté de nombreuses opportunités d’augmentation en dehors de cette progression.
Adopter cette vision et la faire prévaloir limitera les options de votre employeur. Cela peut être d’autant plus contre-productif si une spécialisation, plutôt qu’un poste de gestion, pourrait vous offrir à la fois un salaire plus élevé et plus de plaisir dans votre rôle.
Ne pas se sentir piégé par votre employeur
La loyauté est une qualité admirable, mais si elle ne va que dans un seul sens, vous vous faites du tort sans en tirer de bénéfice. Ne laissez pas votre employeur profiter de votre loyauté. Si vos négociations échouent et que vous pensez ne jamais envisager d’autres options, vous resterez bloqué dans la même situation.
Se libérer d’un emploi insatisfaisant sera toujours sous votre contrôle. Même si vous pensez avoir du mal à répondre aux descriptions de poste vacantes, tentez votre chance et postulez. Souvent, les employeurs ne recherchent pas une correspondance parfaite à 100 %, et ils ne la trouveront pas toujours.
Réflexions finales
Nous avons appris les huit conseils les plus importants sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire lors de la négociation d’une augmentation. Donc, si vous avez préparé cette discussion avec votre patron depuis un certain temps, vous êtes prêt à franchir le pas.