Lorsque vous entrez sur le marché des cryptomonnaies, l’une des décisions les plus importantes que vous devez prendre concerne la manière d’exécuter vos ordres. Cette décision influence non seulement la rapidité d’entrée en position, mais aussi le montant des commissions que vous paierez, et en fin de compte — la taille de votre profit. Taker et maker sont deux approches fondamentalement différentes de la négociation, chacune avec ses avantages et ses inconvénients.
Deux stratégies d’interaction avec le marché : urgence contre patience
La différence entre taker et maker repose sur une idée simple : certains traders sont pressés, d’autres prêts à attendre.
Qu’est-ce qu’un taker ? C’est un trader qui ne veut pas attendre. Lorsque vous placez un ordre au marché ou un ordre limite qui correspond immédiatement aux offres existantes dans le carnet d’ordres, vous agissez en tant que taker. Vous “prenez” la liquidité fournie par d’autres participants au marché. En échange de cette rapidité, vous payez une commission plus élevée — c’est le prix de la commodité et de la vitesse. Pour les traders qui recherchent des opportunités et veulent fixer rapidement le prix, le taker est le bon choix, malgré des coûts supplémentaires.
Qu’est-ce qu’un maker ? C’est un trader patient. En plaçant un ordre limite à un prix qui n’est pas encore atteint, vous créez un nouveau niveau de liquidité dans le carnet d’ordres. Vous attendez qu’un autre participant (taker) vienne “prendre” votre liquidité. En contribuant à la stabilité du marché, vous bénéficiez d’une réduction de commission. Pour les traders à long terme et les acteurs stratégiques, le maker peut souvent être une option plus avantageuse.
Pourquoi le taker paie plus que le maker : l’économie du marché
De prime abord, il peut sembler étrange que les bourses pénalisent les takers et récompensent les makers. En réalité, c’est un système soigneusement conçu qui sert les intérêts de l’ensemble du marché.
Le taker paie une commission plus élevée parce qu’il extrait la liquidité déjà présente sur le marché. Lorsque de nombreux traders n’utilisent que des ordres taker, la liquidité sur la plateforme s’amenuise rapidement, les spreads (différence entre le prix d’achat et de vente) s’élargissent, et le marché devient moins sain. La commission du taker est le prix à payer pour une exécution immédiate.
Le maker, quant à lui, reçoit une récompense sous forme d’une commission réduite pour avoir enrichi le marché avec sa liquidité. Chaque ordre limite du maker ajouté au carnet d’ordres rend le marché plus efficace, améliore les spreads et attire d’autres traders. Les bourses investissent dans les makers via des commissions plus faibles, car elles comprennent qu’une profondeur saine du carnet d’ordres est la base d’une plateforme prospère.
Chiffres concrets : structure des commissions en pratique
Voyons des chiffres réels. Sur les grandes plateformes, la commission du taker tourne généralement autour de 0,055–0,06 %, tandis que celle du maker n’est que de 0,02 %. Cette différence peut sembler minime en pourcentage, mais lorsqu’on travaille avec de gros montants ou une fréquence élevée de trading, cela se traduit par des coûts importants.
La structure standard est la suivante :
Ordres maker : 0,02 % de commission — pour les traders qui créent de la liquidité via des ordres limite, non exécutés au moment de leur placement.
Ordres taker : 0,055–0,06 % de commission — pour ceux qui exécutent immédiatement en matchant avec des ordres existants dans le carnet.
Ces taux s’appliquent, par exemple, aux contrats à terme perpétuels et aux futures. Pour le trading spot et d’autres instruments, il peut y avoir des tarifs différents.
De la théorie à la pratique : comparaison de deux traders
Imaginez deux traders utilisant le même scénario de trading sur un contrat perpétuel BTCUSDT :
Volume : 2 BTC
Entrée : 60 000 USDT par BTC
Sortie : 61 000 USDT par BTC
Direction : long (achat)
Trader utilisant un maker :
Il entre via un ordre limite inférieur au prix actuel et attend patiemment l’exécution.
Que montre cette différence ? Le premier trader a réalisé un profit de 1 975,6 USDT, le second de 1 854,8 USDT. La différence dépasse 120 USDT, soit environ 6,5 % du profit initial. Ce ne sont pas que des chiffres — c’est un revenu réel perdu uniquement à cause du choix du type d’ordre.
Quand le taker a du sens malgré des commissions élevées
Le maker n’est pas toujours le meilleur choix. Il existe des situations où la commission plus élevée du taker est justifiée :
L’urgence prime. Lorsque vous voyez une opportunité qui pourrait disparaître en quelques secondes, la lenteur peut vous coûter plus cher que la commission. Le marché évolue rapidement, et il vaut parfois mieux clôturer une position avec un profit immédiat plutôt que d’attendre le prix idéal.
Mouvements de marché violents. En période de forte volatilité, lorsque les prix changent brusquement, un ordre taker vous protège du slippage. Un ordre limite du maker peut ne pas être exécuté si le prix passe rapidement au-delà de votre niveau.
Pettes positions. Si vous négociez de petites quantités, la différence de commission entre taker et maker devient moins critique en valeur absolue.
Comment maximiser les avantages des ordres maker
Si vous souhaitez payer moins de commissions et participer à la formation du marché, voici ce qu’il faut faire :
Utilisez stratégiquement les ordres limite. Placez-les à des prix pertinents mais non encore atteints. Pour acheter (long) — fixez un prix inférieur à la meilleure offre. Pour vendre (short) — au-dessus de la meilleure demande.
Activez le mode Post-Only. Cette option garantit que votre ordre reste un ordre maker et ne sera pas exécuté comme taker. Si l’ordre correspond à la liquidité existante, il sera annulé plutôt qu’exécuté.
Planifiez à l’avance. Le maker demande de la prévoyance. Si vous savez que vous souhaitez entrer dans une position dans une heure, placez un ordre maker à un prix prévu et occupez-vous d’autres tâches. Les market makers gagnent souvent non par la rapidité, mais par leur capacité à anticiper les mouvements.
Équilibrez patience et action. Certains traders utilisent une approche combinée : ils ouvrent leur position principale avec des ordres maker (pour économiser sur les commissions), puis ajustent avec des ordres taker (lorsqu’il faut agir rapidement).
En résumé : choisir entre taker et maker comme outil de gestion des risques et des coûts
Comprendre la différence entre taker et maker n’est pas qu’une théorie, c’est un outil pratique pour optimiser votre trading. Chaque fois que vous placez un ordre, vous faites un choix entre rapidité et économie, entre risquer de manquer une opportunité ou payer une commission excessive.
Les traders performants n’adoptent pas une seule approche. Ils savent quand le taker justifie son coût par l’urgence, et quand le maker leur donne un avantage concurrentiel en réduisant leurs coûts. Si vous apprenez à utiliser efficacement ces deux types d’ordres, vous obtiendrez non seulement du savoir, mais aussi un réel avantage sur le marché.
Souvenez-vous : une réduction d’un point de pourcentage sur les commissions en trading à haute fréquence peut se transformer en des milliers de dollars d’économies à la fin de l’année. Faites attention à ces détails, et votre profit vous en remerciera.
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Comment le choix entre un taker et un maker influence-t-il votre profit dans le trading de cryptomonnaies
Lorsque vous entrez sur le marché des cryptomonnaies, l’une des décisions les plus importantes que vous devez prendre concerne la manière d’exécuter vos ordres. Cette décision influence non seulement la rapidité d’entrée en position, mais aussi le montant des commissions que vous paierez, et en fin de compte — la taille de votre profit. Taker et maker sont deux approches fondamentalement différentes de la négociation, chacune avec ses avantages et ses inconvénients.
Deux stratégies d’interaction avec le marché : urgence contre patience
La différence entre taker et maker repose sur une idée simple : certains traders sont pressés, d’autres prêts à attendre.
Qu’est-ce qu’un taker ? C’est un trader qui ne veut pas attendre. Lorsque vous placez un ordre au marché ou un ordre limite qui correspond immédiatement aux offres existantes dans le carnet d’ordres, vous agissez en tant que taker. Vous “prenez” la liquidité fournie par d’autres participants au marché. En échange de cette rapidité, vous payez une commission plus élevée — c’est le prix de la commodité et de la vitesse. Pour les traders qui recherchent des opportunités et veulent fixer rapidement le prix, le taker est le bon choix, malgré des coûts supplémentaires.
Qu’est-ce qu’un maker ? C’est un trader patient. En plaçant un ordre limite à un prix qui n’est pas encore atteint, vous créez un nouveau niveau de liquidité dans le carnet d’ordres. Vous attendez qu’un autre participant (taker) vienne “prendre” votre liquidité. En contribuant à la stabilité du marché, vous bénéficiez d’une réduction de commission. Pour les traders à long terme et les acteurs stratégiques, le maker peut souvent être une option plus avantageuse.
Pourquoi le taker paie plus que le maker : l’économie du marché
De prime abord, il peut sembler étrange que les bourses pénalisent les takers et récompensent les makers. En réalité, c’est un système soigneusement conçu qui sert les intérêts de l’ensemble du marché.
Le taker paie une commission plus élevée parce qu’il extrait la liquidité déjà présente sur le marché. Lorsque de nombreux traders n’utilisent que des ordres taker, la liquidité sur la plateforme s’amenuise rapidement, les spreads (différence entre le prix d’achat et de vente) s’élargissent, et le marché devient moins sain. La commission du taker est le prix à payer pour une exécution immédiate.
Le maker, quant à lui, reçoit une récompense sous forme d’une commission réduite pour avoir enrichi le marché avec sa liquidité. Chaque ordre limite du maker ajouté au carnet d’ordres rend le marché plus efficace, améliore les spreads et attire d’autres traders. Les bourses investissent dans les makers via des commissions plus faibles, car elles comprennent qu’une profondeur saine du carnet d’ordres est la base d’une plateforme prospère.
Chiffres concrets : structure des commissions en pratique
Voyons des chiffres réels. Sur les grandes plateformes, la commission du taker tourne généralement autour de 0,055–0,06 %, tandis que celle du maker n’est que de 0,02 %. Cette différence peut sembler minime en pourcentage, mais lorsqu’on travaille avec de gros montants ou une fréquence élevée de trading, cela se traduit par des coûts importants.
La structure standard est la suivante :
Ordres maker : 0,02 % de commission — pour les traders qui créent de la liquidité via des ordres limite, non exécutés au moment de leur placement.
Ordres taker : 0,055–0,06 % de commission — pour ceux qui exécutent immédiatement en matchant avec des ordres existants dans le carnet.
Ces taux s’appliquent, par exemple, aux contrats à terme perpétuels et aux futures. Pour le trading spot et d’autres instruments, il peut y avoir des tarifs différents.
De la théorie à la pratique : comparaison de deux traders
Imaginez deux traders utilisant le même scénario de trading sur un contrat perpétuel BTCUSDT :
Trader utilisant un maker :
Il entre via un ordre limite inférieur au prix actuel et attend patiemment l’exécution.
Trader utilisant un taker :
Il entre via un ordre au marché ou un ordre limite au prix actuel, avec exécution immédiate.
Que montre cette différence ? Le premier trader a réalisé un profit de 1 975,6 USDT, le second de 1 854,8 USDT. La différence dépasse 120 USDT, soit environ 6,5 % du profit initial. Ce ne sont pas que des chiffres — c’est un revenu réel perdu uniquement à cause du choix du type d’ordre.
Quand le taker a du sens malgré des commissions élevées
Le maker n’est pas toujours le meilleur choix. Il existe des situations où la commission plus élevée du taker est justifiée :
L’urgence prime. Lorsque vous voyez une opportunité qui pourrait disparaître en quelques secondes, la lenteur peut vous coûter plus cher que la commission. Le marché évolue rapidement, et il vaut parfois mieux clôturer une position avec un profit immédiat plutôt que d’attendre le prix idéal.
Mouvements de marché violents. En période de forte volatilité, lorsque les prix changent brusquement, un ordre taker vous protège du slippage. Un ordre limite du maker peut ne pas être exécuté si le prix passe rapidement au-delà de votre niveau.
Pettes positions. Si vous négociez de petites quantités, la différence de commission entre taker et maker devient moins critique en valeur absolue.
Comment maximiser les avantages des ordres maker
Si vous souhaitez payer moins de commissions et participer à la formation du marché, voici ce qu’il faut faire :
Utilisez stratégiquement les ordres limite. Placez-les à des prix pertinents mais non encore atteints. Pour acheter (long) — fixez un prix inférieur à la meilleure offre. Pour vendre (short) — au-dessus de la meilleure demande.
Activez le mode Post-Only. Cette option garantit que votre ordre reste un ordre maker et ne sera pas exécuté comme taker. Si l’ordre correspond à la liquidité existante, il sera annulé plutôt qu’exécuté.
Planifiez à l’avance. Le maker demande de la prévoyance. Si vous savez que vous souhaitez entrer dans une position dans une heure, placez un ordre maker à un prix prévu et occupez-vous d’autres tâches. Les market makers gagnent souvent non par la rapidité, mais par leur capacité à anticiper les mouvements.
Équilibrez patience et action. Certains traders utilisent une approche combinée : ils ouvrent leur position principale avec des ordres maker (pour économiser sur les commissions), puis ajustent avec des ordres taker (lorsqu’il faut agir rapidement).
En résumé : choisir entre taker et maker comme outil de gestion des risques et des coûts
Comprendre la différence entre taker et maker n’est pas qu’une théorie, c’est un outil pratique pour optimiser votre trading. Chaque fois que vous placez un ordre, vous faites un choix entre rapidité et économie, entre risquer de manquer une opportunité ou payer une commission excessive.
Les traders performants n’adoptent pas une seule approche. Ils savent quand le taker justifie son coût par l’urgence, et quand le maker leur donne un avantage concurrentiel en réduisant leurs coûts. Si vous apprenez à utiliser efficacement ces deux types d’ordres, vous obtiendrez non seulement du savoir, mais aussi un réel avantage sur le marché.
Souvenez-vous : une réduction d’un point de pourcentage sur les commissions en trading à haute fréquence peut se transformer en des milliers de dollars d’économies à la fin de l’année. Faites attention à ces détails, et votre profit vous en remerciera.