Zero de Layerzero est-il le "tueur d'Ethereum" ?

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Auteur : Blue Fox Notes

LayerZero a annoncé il y a quelques jours le lancement de Zero, une chaîne L1 hétérogène, en partenariat avec des géants de Wall Street (Citadel Securities, DTCC, ICE, etc.). L’objectif de Zero est d’atteindre 2 millions de TPS, avec des frais de transaction réduits à 1/10 000 de cent américain. Si cet objectif est réellement réalisé, cela surpassera toutes les L1 existantes.

Zero Chain est-il une bonne ou une mauvaise nouvelle pour Ethereum ? Est-ce un nouveau « tueur d’Ethereum » ?

Pour commencer, la réponse courte : Zero n’est pas un tueur d’Ethereum, mais plutôt un amplificateur de son écosystème. Il résout les problèmes d’extensibilité sans exclure l’ancrage sécurisé en ETH. À long terme, il pourrait même encourager Ethereum à évoluer d’un « monolithe » vers un « noyau multi-core ».

Examinons cela sous trois angles :

  1. Sur le plan technique, Zero repose sur des technologies clés telles que : QMDB (stockage quantique / vitesse d’écriture 100x), FAFO (algorithme de planification / exécution parallèle), et « exécution partitionnée infinie » (zones indépendantes, 2 millions TPS). Il est compatible avec EVM, permettant aux développeurs de migrer leurs DApps à forte charge sans réécrire leur code Solidity.

Cependant, en analysant le livre blanc de Zero, on constate qu’il ne s’agit pas d’un « royaume indépendant ». Il adopte une approche « calcul-prove-verify » : l’exécution se fait sur des architectures hétérogènes multi-core de Zero, tandis que la preuve ZK (Jolt Pro zkVM, vitesse à l’échelle du gigahertz) peut être reliée à la couche de règlement Ethereum L1/L2, utilisant la sécurité décentralisée de plus d’un million de validateurs Ethereum. Cela ressemble au mode Rollup des L2, mais avec plus de flexibilité : pas besoin de soumettre obligatoirement des calldata, possibilité d’un pont « hot-pluggable » (standard LayerZero OFT, délai <100 ms). Lorsqu’une DApp migre vers Zero, elle transfère généralement 30-50 % de ses charges lourdes (par exemple, la création NFT), tandis que la gouvernance centrale et la synchronisation d’état peuvent être ancrées via OFT en ETH, permettant une déploiement hybride optionnel.

Pourquoi n’est-ce pas un tueur ? Si Zero voulait vraiment bouleverser le marché, il n’aurait pas besoin d’être compatible EVM (par exemple Solana utilise Rust pour sa propre architecture). Au contraire, sa conception cible directement les points faibles des L2 — la lecture amplifiée et le triage centralisé. Un récent tweet de Vitalik Buterin mentionne que cette « interopérabilité externe » peut renforcer le rôle d’Ethereum comme « ancrage de confiance » (même si ici, Zero n’est pas explicitement visé, un effet similaire est attendu). Techniquement, Zero pourrait agir comme un « cerveau exécuteur » pour Ethereum, plutôt qu’un substitut.

Ainsi, sur le plan technologique, Zero et Ethereum sont complémentaires et non en concurrence directe.

  1. Sur le plan de la capture de valeur d’ETH, c’est une préoccupation majeure pour de nombreux détenteurs d’ETH.

L’arrivée de Zero pourrait, à court terme, entraîner une fuite de valeur d’ETH via la migration de DApps, avec une baisse des frais de gas de 5-10 % ou un déport de TVL de 2-3 % (d’après des simulations historiques L2). Cependant, son modèle économique, basé sur des frais faibles pour attirer le trafic, permettrait via OFT de router une partie de la valeur inter-chaînes vers ETH, renforçant indirectement la sécurité et le mécanisme de combustion d’Ethereum — notamment dans le cadre de règlements RWA DvP, où le taux de routage pourrait être encore plus élevé.

Les frais de gas de Zero sont extrêmement faibles (<0,0001 USD par transaction), optimisés pour les règlements RWA à haute fréquence (par exemple, le règlement de trillions de dollars par DTCC). Le standard OFT de LayerZero, permettant le transfert de messages/actifs inter-chaînes, peut être vérifié par ETH, avec des frais de pontage de 0,2-0,5 %.

Les RWA constituent un levier clé : Zero, en partenariat avec Citadel/ICE, vise la tokenisation d’actifs traditionnels, mais le règlement DvP (livraison contre paiement) peut s’appuyer sur la sécurité d’ETH (qui couvre plus de 60 % du TVL RWA). Le fonds BUIDL de BlackRock a déjà investi dans ETH, et Zero étend simplement ses capacités d’exécution, avec des flux de plusieurs dizaines de milliers de dollars par transaction.

Supposons un scénario où Zero atteint 1 million de TPS (hypothèse de référence). Les revenus annuels de ponts seraient de 3 milliards de dollars, une partie importante de cette valeur étant capturée par ETH (probablement plus du double des frais calldata L2). En tant que « monnaie fondamentale », ETH bénéficierait de la loi de Metcalfe : la croissance du nombre d’utilisateurs multi-chaînes augmente la valeur.

De manière contre-intuitive, par rapport aux L2, Zero pourrait en fait mieux capturer la valeur d’ETH.

En résumé, économiquement, Zero n’est pas un « preneur » mais plutôt un « amplificateur de flux » — après migration des DApps, ETH pourrait bénéficier de revenus composés accrus plutôt que d’en pâtir.

  1. Sur le plan de l’écosystème, celui-ci constitue la véritable âme d’une blockchain. La communauté de développeurs Ethereum représente environ 70 % (activité sur GitHub), et 80 % des DApps sont sur L2. Si Zero était un « tueur », il faudrait reconstruire un écosystème à partir de zéro. Mais la réalité est que son ADN d’interopérabilité transforme ETH d’une « île » en un « hub ».

LayerZero a déjà connecté plus de 150 chaînes (dont Solana et BNB). Après le lancement de Zero, plusieurs DApps opteront pour une « déploiement hybride » (exécution sur Zero + gouvernance sur ETH). La majorité des développeurs considéreront Zero comme une « solution » — pour résoudre la compétition interne des L2 et faire évoluer ETH vers une décentralisation de niveau 2.

En 2026, l’ère RWA s’installera dans la cryptosphère. L’entrée de Zero dans la finance traditionnelle attirera des utilisateurs non cryptographiques, ce qui favorisera l’expansion de l’écosystème Ethereum et renforcera son rôle de centre de cryptomonnaies.

En conclusion, Zero et ETH peuvent collaborer dans le domaine des RWA. Ils ne sont pas une relation L1-L2, mais leur valeur et leur écosystème pourraient même dépasser ceux d’une simple collaboration L2. L’émergence de Zero n’est pas une crise pour Ethereum, mais une opportunité.

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