Le tissu social de la jeune génération craque de partout. Si auparavant la troisième place après la maison et le travail était occupée par les pubs avec leurs menus de cocktails et leur musique bruyante, cette place revient désormais à d’autres lieux — plus précisément, aux jets chauds des saunas et aux câlins glacés des bains. Le sauna, cet ancien institut de détente, a soudainement retrouvé une nouvelle vie, devenant le symbole du fait que les Zillennials recherchent massivement des espaces publics. Il ne s’agit pas de santé ou de bien-être — la méditation sur le mode de vie sain reste en arrière-plan. L’essentiel est la sensation d’un contact authentique à une époque où les téléphones et les appels vidéo ont transformé les gens en voisins vivant dos à dos.
Pourquoi les jeunes abandonnent les bars au profit des saunas : la psychologie du changement de format
Le tournant est survenu il y a déjà quelque temps. Les sociologues soulignent depuis longtemps la fatigue de la jeunesse face au format traditionnel des divertissements nocturnes — bruit, alcool, nécessité de crier pour être entendu. Le sauna propose une inversion totale : le silence, l’absence de pression pour boire, une communication honnête face à face. Au lieu de perdre leur voix dans un club, les jeunes viennent désormais dans des complexes thermaux pour l’ambiance d’authenticité. Bloomberg a souligné dans son article que ce n’est pas la santé qui attire les visiteurs — c’est la possibilité d’être ensemble sans le filtre des smartphones. Le sauna y apparaît comme une incarnation tangible d’un espace anti-technologique, où la communication humaine reste le seul divertissement.
L’âge d’or des investissements dans les thermes : comment une marge de 60% éclipsent les menus de cocktails
Les investisseurs ont rapidement saisi cette tendance. En janvier 2025, à New York, le Lore Bathing Club a ouvert ses portes — un complexe à l’esthétique minimaliste combinée à une demande maximale. Ici, pas de cartes de cocktails ni de barmen, mais de vastes saunas et des piscines glacées qui garantissent un flux constant de clients. Les propriétaires de ces nouveaux palais thermaux ouvrent leurs coffres au trésor : la marge bénéficiaire atteint 60% — un rêve que seuls peuvent réaliser les propriétaires de bars traditionnels. La raison est simple : la production réelle et les matières premières sont minimales, mais la valeur de l’offre est immense. Les investisseurs redessinent déjà la carte de l’Europe, des États-Unis et de la Corée du Sud, en ouvrant de nouveaux complexes de bains et de clubs thermaux, car l’économie de ce secteur est plus convaincante que n’importe quel slogan marketing.
L’apocalypse de l’alcool : comment l’industrie a perdu ses clients
Pendant que la jeunesse transpire dans les saunas, l’industrie traditionnelle des spiritueux traverse la pire période de son histoire. Cinq géants mondiaux de la production d’alcool — Jim Beam et Diageo, dont les noms figuraient sur les verres des « amis » soviétiques — font face à un cauchemar inimaginable : 22 milliards de dollars d’alcool invendu stockés dans leurs entrepôts. Ce n’est pas une erreur. Les gens ne boivent tout simplement plus, ou boivent autrement. La demande a chuté si brutalement que même les mastodontes de l’industrie, forts d’un siècle d’histoire, ont été contraints de réduire leur production et de fermer des usines entières. Le sauna, dans une certaine mesure, n’a pas seulement offert une alternative — il a réécrit le sens même du mot « divertissement ». Et l’industrie de l’alcool, se retrouvant de l’autre côté de cette fracture, réalise désormais que la nouvelle génération a choisi une vie tout à fait différente.
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Révolution des bains : comment la nouvelle vague de clubs thermaux a redessiné la carte sociale
Le tissu social de la jeune génération craque de partout. Si auparavant la troisième place après la maison et le travail était occupée par les pubs avec leurs menus de cocktails et leur musique bruyante, cette place revient désormais à d’autres lieux — plus précisément, aux jets chauds des saunas et aux câlins glacés des bains. Le sauna, cet ancien institut de détente, a soudainement retrouvé une nouvelle vie, devenant le symbole du fait que les Zillennials recherchent massivement des espaces publics. Il ne s’agit pas de santé ou de bien-être — la méditation sur le mode de vie sain reste en arrière-plan. L’essentiel est la sensation d’un contact authentique à une époque où les téléphones et les appels vidéo ont transformé les gens en voisins vivant dos à dos.
Pourquoi les jeunes abandonnent les bars au profit des saunas : la psychologie du changement de format
Le tournant est survenu il y a déjà quelque temps. Les sociologues soulignent depuis longtemps la fatigue de la jeunesse face au format traditionnel des divertissements nocturnes — bruit, alcool, nécessité de crier pour être entendu. Le sauna propose une inversion totale : le silence, l’absence de pression pour boire, une communication honnête face à face. Au lieu de perdre leur voix dans un club, les jeunes viennent désormais dans des complexes thermaux pour l’ambiance d’authenticité. Bloomberg a souligné dans son article que ce n’est pas la santé qui attire les visiteurs — c’est la possibilité d’être ensemble sans le filtre des smartphones. Le sauna y apparaît comme une incarnation tangible d’un espace anti-technologique, où la communication humaine reste le seul divertissement.
L’âge d’or des investissements dans les thermes : comment une marge de 60% éclipsent les menus de cocktails
Les investisseurs ont rapidement saisi cette tendance. En janvier 2025, à New York, le Lore Bathing Club a ouvert ses portes — un complexe à l’esthétique minimaliste combinée à une demande maximale. Ici, pas de cartes de cocktails ni de barmen, mais de vastes saunas et des piscines glacées qui garantissent un flux constant de clients. Les propriétaires de ces nouveaux palais thermaux ouvrent leurs coffres au trésor : la marge bénéficiaire atteint 60% — un rêve que seuls peuvent réaliser les propriétaires de bars traditionnels. La raison est simple : la production réelle et les matières premières sont minimales, mais la valeur de l’offre est immense. Les investisseurs redessinent déjà la carte de l’Europe, des États-Unis et de la Corée du Sud, en ouvrant de nouveaux complexes de bains et de clubs thermaux, car l’économie de ce secteur est plus convaincante que n’importe quel slogan marketing.
L’apocalypse de l’alcool : comment l’industrie a perdu ses clients
Pendant que la jeunesse transpire dans les saunas, l’industrie traditionnelle des spiritueux traverse la pire période de son histoire. Cinq géants mondiaux de la production d’alcool — Jim Beam et Diageo, dont les noms figuraient sur les verres des « amis » soviétiques — font face à un cauchemar inimaginable : 22 milliards de dollars d’alcool invendu stockés dans leurs entrepôts. Ce n’est pas une erreur. Les gens ne boivent tout simplement plus, ou boivent autrement. La demande a chuté si brutalement que même les mastodontes de l’industrie, forts d’un siècle d’histoire, ont été contraints de réduire leur production et de fermer des usines entières. Le sauna, dans une certaine mesure, n’a pas seulement offert une alternative — il a réécrit le sens même du mot « divertissement ». Et l’industrie de l’alcool, se retrouvant de l’autre côté de cette fracture, réalise désormais que la nouvelle génération a choisi une vie tout à fait différente.