Les prix du café augmentent alors que le dollar s'affaiblit, mais les inquiétudes concernant l'offre s'intensifient

L’activité récente sur les marchés mondiaux du café a révélé une image complexe de prix en hausse tempérée par des défis structurels. Vendredi, les contrats à terme sur l’arabica de mars ont progressé de 0,92 %, tandis que les contrats ICE robusta de mars ont bondi de 2,88 %, avec le robusta atteignant un sommet en 1,5 mois. Le principal catalyseur de cette hausse des prix du café a été la baisse de l’indice dollar, qui a touché un plus bas en 3,5 mois, déclenchant des opérations de couverture à la baisse sur les marchés des matières premières, y compris le café. Cependant, derrière ces gains superficiels se cache une mosaïque de facteurs haussiers et baissiers qui redéfinissent les perspectives des prix du café.

La faiblesse du dollar offre un soutien immédiat

La relation inverse entre la force de la devise et la valorisation des matières premières s’est avérée décisive cette semaine. Alors que l’indice dollar s’affaiblissait considérablement, les investisseurs couvrant leurs positions courtes sur le café et d’autres matières premières ont exercé une pression à la hausse immédiate. Cet achat mécanique offre un soutien tactique mais masque des dynamiques plus profondes d’offre et de demande qui se déroulent dans les deux principales régions productrices de café au monde.

Pressions sur la production brésilienne créent des vents favorables à court terme

Le rôle du Brésil en tant que plus grand producteur d’arabica signifie que ses conditions météorologiques ont une importance capitale pour les prix mondiaux du café. Les données de Somar Meteorologia ont révélé que Minas Gerais, la principale région de culture du café du pays, n’a reçu que 33,9 mm de précipitations durant la semaine se terminant le 16 janvier — soit seulement 53 % des moyennes historiques. Ce déficit en humidité, s’il se maintient, menace le potentiel de rendement pour la prochaine récolte.

Les flux d’exportation du Brésil ont également indiqué un resserrement des approvisionnements. Cecafe a rapporté que les exportations de café vert de décembre ont chuté de 18,4 % en glissement annuel, à 2,86 millions de sacs, avec les expéditions d’arabica en baisse de 10 % et celles de robusta s’effondrant de 61 %. Ces volumes d’exportation en baisse ont apporté un soutien psychologique aux prix du café, bien qu’une partie de cette faiblesse reflète des problèmes logistiques et de timing plutôt qu’une rareté fondamentale.

La hausse de l’offre vietnamienne contrebalance le sentiment haussier

En contrepoint à la tension sur l’offre brésilienne, les exportations de café du Vietnam pour 2025 ont augmenté de 17,5 % en glissement annuel, atteignant 1,58 million de tonnes métriques, selon le Bureau national des statistiques du Vietnam. En tant que principal producteur mondial de robusta, la performance forte des exportations vietnamiennes a maintenu une pression à la baisse sur les prix du robusta, malgré une certaine vigueur à proximité. La production du Vietnam pour 2025/26 est estimée à 1,76 million de tonnes métriques (29,4 millions de sacs), atteignant un sommet en 4 ans et indiquant des approvisionnements abondants sur le marché.

La reprise des stocks signale un changement dans l’équilibre du marché

De manière paradoxale, les prix du café ont augmenté malgré l’amélioration des conditions de stockage. Les stocks d’arabica surveillés par ICE ont retrouvé 461 829 sacs mercredi — un sommet en 2,5 mois, bien que toujours bien en dessous du plus bas de 1,75 an en novembre, à 398 645 sacs. De même, les stocks de robusta ont augmenté à 4 609 lots vendredi, contre le plus bas d’un an en décembre, à 4 012 lots. Cette reprise des stocks, bien que progressive, a constitué un vent contraire pour les prix du café, suggérant que le marché était moins immédiatement contraint que ce que laissait penser la lecture récente.

Les prévisions de production mondiales dessinent un avenir abondant

Les perspectives à moyen terme ajoutent encore de la complexité à l’équation des prix du café. Le Service de l’agriculture étrangère de l’USDA prévoit que la production mondiale de café pour 2025/26 atteindra un record de 178,848 millions de sacs, en hausse de 2,0 % par rapport à l’année précédente. Cependant, cet ensemble masque des tendances divergentes : la production d’arabica devrait diminuer de 4,7 %, à 95,515 millions de sacs, tandis que le robusta s’étendra de 10,9 %, à 83,333 millions de sacs. La production de café du Brésil pour 2025/26 devrait diminuer de 3,1 %, à 63 millions de sacs, tandis que celle du Vietnam grimpe de 6,2 %, atteignant un sommet en 4 ans à 30,8 millions de sacs.

L’estimation de Conab en décembre indiquait une abondance similaire, portant la prévision de la production totale du Brésil pour 2025 à 56,54 millions de sacs, en hausse de 2,4 %. Ces estimations de production en hausse ont pesé sur le sentiment à long terme concernant les prix du café, car des approvisionnements abondants tout au long de la période de projection laissaient peu de place à une hausse significative au-delà des mouvements tactiques à court terme.

La dynamique des exportations mondiales invite à la prudence

Le rapport de novembre de l’Organisation internationale du café a révélé que les exportations mondiales de café pour l’année de commercialisation en cours ont diminué de seulement 0,3 % en glissement annuel, à 138,658 millions de sacs, témoignant d’une activité d’expédition résiliente malgré la tension du marché. L’USDA a également averti que les stocks de fin de 2025/26 ne diminueront que de 5,4 %, à 20,148 millions de sacs, contre 21,307 millions de sacs en 2024/25, suggérant que la marge de manœuvre du marché face aux perturbations d’approvisionnement reste suffisante.

Perspectives sur les prix du café : équilibrer facteurs à court terme et structurels

La divergence entre la vigueur à court terme et les vents contraires à plus long terme crée un environnement incertain pour les prix du café. La faiblesse du dollar et les préoccupations concernant l’offre brésilienne ont apporté un soutien à court terme, mais l’accumulation de surplus de production — notamment le boom du robusta vietnamien — a limité l’enthousiasme. Pour les traders évoluant sur les marchés du café, le défi consiste à distinguer les rebonds tactiques des tendances structurelles alors que le marché absorbe des signaux concurrents issus des prévisions d’offre, des modèles de stocks et de la dynamique monétaire.

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