La vague d'achat d'or par la banque centrale monte : Goldman Sachs prévoit 60 tonnes d'ici 2026, alimentée par la méfiance envers la monnaie fiduciaire

Selon les dernières nouvelles, Goldman Sachs prévoit que la moyenne des achats d’or par les banques centrales des différents pays atteindra 60 tonnes en 2026. Ce chiffre peut sembler ordinaire, mais combiné au contexte macroéconomique mondial actuel et à la performance du marché de l’or, il reflète un signal plus profond : une réévaluation par les banques centrales des actifs de réserve traditionnels, ainsi qu’une quête collective pour les actifs tangibles.

La nouvelle norme des achats d’or par les banques centrales

De la diversification à la mise en jeu collective

Goldman Sachs indique clairement dans ses prévisions que les banques centrales des marchés émergents continueront probablement à diversifier structurellement leurs réserves en déplaçant une partie de leurs actifs vers l’or. Il ne s’agit pas d’une mode passagère, mais d’un changement stratégique à long terme.

Selon des statistiques récentes, les banques centrales mondiales devraient acheter environ 950 tonnes d’or net en 2026, ce qui signifie que la “moyenne d’achat” de 60 tonnes masque en réalité une réalité plus radicale : les banques centrales des marchés émergents augmentent leurs réserves d’or à une vitesse sans précédent.

Plusieurs facteurs clés expliquent cette tendance :

  • Dégradation de la crédibilité du dollar : la controverse sur l’indépendance de la Fed, la pression croissante de la dette américaine de 38 000 milliards de dollars, poussent les banques centrales à chercher des couvertures en actifs non-dollars
  • Augmentation des risques géopolitiques : tensions en Iran, aux États-Unis et ailleurs, l’or devient l’outil de couverture de crédit souverain le plus stable
  • Attentes d’un cycle de baisse des taux : les baisses de 25 points de base par la Fed en juin et septembre sont devenues la norme, réduisant le coût de détention de l’or dans un environnement de faibles taux
  • Changements dans la structure de l’offre et de la demande : la production mondiale d’or a atteint un sommet, et après 2026, une récession est anticipée, ce qui accroît la rareté et stimule la demande

La parfaite concordance entre prévisions et réalité

Fait intéressant, cette prévision de Goldman Sachs a déjà été partiellement confirmée dans la réalité. Selon les dernières données, l’or a atteint un sommet historique de 4690 dollars le 19 janvier, à seulement 2 % du objectif de 4900-5000 dollars prévu par Goldman Sachs et UBS.

Le plus grand ETF d’or au monde a récemment accumulé plus de 23 tonnes, et l’appétit des fonds spéculatifs pour l’or est en forte hausse, avec une structure de marché en constante amélioration. Tout cela converge vers une seule conclusion : l’ère des actifs tangibles est bel et bien là.

Pourquoi les banques centrales achètent-elles de l’or ?

La crise de la crédibilité des monnaies fiat

La réponse est en réalité très simple : les banques centrales ne croient plus entièrement aux monnaies papier.

Dans un cycle de baisse des taux, les banques centrales font face à un dilemme. D’un côté, la croissance économique nécessite une politique monétaire accommodante ; de l’autre, des taux faibles prolongés alimentent la formation de bulles d’actifs et augmentent le risque de dette. Dans ce contexte, l’or devient la dernière ligne de défense.

Plutôt que de dire que les banques centrales “achètent de l’or”, il serait plus juste de dire qu’elles “gèrent l’incertitude”. L’or n’a pas d’émetteur, ne se déprécie pas, et ne dépend d’aucune promesse de crédit nationale. Dans une époque de chaos macroéconomique mondial, cette caractéristique est d’une valeur inestimable.

La diversification des réserves, une nécessité

Le changement chez les marchés émergents mérite une attention particulière. Ces pays ont longtemps utilisé le dollar comme principal actif de réserve, mais le rôle du dollar dans le commerce international est en train de s’affaiblir. La mondialisation de l’euro, du yuan, et la montée en puissance des sanctions américaines contre leurs alliés accélèrent la diversification des réserves.

L’or joue ici le rôle d’“actif neutre”. Quelle que soit l’évolution géopolitique, la valeur de l’or reste reconnue mondialement.

Réactions en chaîne sur le marché

La montée en puissance des actifs tangibles

L’augmentation des achats d’or par les banques centrales déclenche une vague plus large de diversification vers les actifs tangibles. Le marché de l’argent a également atteint un sommet historique, dépassant 94 dollars l’once. Ce n’est pas une coïncidence, mais une autre facette du même récit macroéconomique.

Lorsque de gros acteurs (banques centrales, investisseurs institutionnels) cherchent à se couvrir avec des actifs tangibles, l’ensemble du marché des matières premières en bénéficie. L’argent, avec sa petite taille de marché, sa volatilité élevée et sa forte demande industrielle, devient un choix de “haut bêta”.

Une leçon pour les actifs cryptographiques

Fait intéressant, la logique derrière l’achat d’or par les banques centrales trouve un écho dans la valeur revendiquée par les actifs cryptographiques. Le Bitcoin, en tant que “l’or numérique”, ne dépend pas non plus d’une promesse de crédit centralisée, et bénéficie d’un nouveau récit dans un environnement de dégradation de la crédibilité des monnaies fiat.

Bien que ces deux classes d’actifs fonctionnent selon des mécanismes totalement différents, elles répondent toutes deux à la même question : lorsque la confiance dans le système financier traditionnel se fissure, comment protéger sa richesse ?

Perspectives d’avenir

La hausse potentielle du prix de l’or

En se basant sur les prévisions d’achats des banques centrales et la performance actuelle du marché, la possibilité que l’or dépasse 5000 dollars devient de plus en plus probable. La fourchette de 4900-5000 dollars, prévue par Goldman Sachs, n’est plus une “scénario possible” mais une “attente raisonnable”.

Des prévisions plus audacieuses évoquent même des objectifs de 120 ou 180 dollars pour l’argent, ce qui peut sembler exagéré, mais dans un contexte de contraintes d’offre et de demande explosive, ces scénarios extrêmes ne sont pas totalement impossibles.

La continuité des achats des banques centrales

Ce mouvement ne sera pas passager. Tant que la crédibilité du dollar reste en question, et que les risques géopolitiques persistent, les banques centrales auront intérêt à continuer d’accumuler de l’or. La prévision de 960 tonnes d’achats annuels indique que la demande sur ce marché a déjà trouvé un support à long terme.

En résumé

La prévision de Goldman Sachs de 60 tonnes d’achat moyen d’or reflète une transformation macroéconomique plus large : les banques centrales mondiales réajustent collectivement leur structure de réserves, passant d’une dépendance unique au papier à une diversification accrue. Ce changement découle de préoccupations sur la crédibilité des monnaies fiat et de la reconnaissance de la rareté des actifs tangibles.

Lorsque toutes les banques centrales achètent de l’or, ce n’est plus une simple décision d’investissement, mais une évidence en matière d’allocation d’actifs. La situation actuelle, avec un prix de l’or proche de 4900 dollars, illustre parfaitement cette tendance majeure. Pour les acteurs du marché, comprendre cette évolution des banques centrales est peut-être plus crucial que de poursuivre des fluctuations à court terme.

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