Cette étude récente du géant mondial de la gestion d’actifs VanEck suscite l’attention du marché. Selon le rapport conjointement publié par le directeur de la recherche en actifs numériques de la société, Matthew Sigel, et l’analyste senior Patrick Bush, si le Bitcoin peut jouer un rôle plus important dans le système financier mondial au cours des 25 prochaines années, le prix pourrait dépasser 2,9 millions de dollars d’ici 2050. Il est à noter que le prix actuel du Bitcoin tourne autour de 89 880 $, laissant plus de 30 fois d’espace de hausse par rapport à cet objectif à terme.
Ce rapport intitulé « Hypothèses de marché à long terme pour le Bitcoin » n’est pas une simple prévision de prix, mais repose sur un modèle d’évaluation basé sur une « hypothèse de base (Base Case) ». L’étude estime qu’en supposant les conditions actuelles, le rendement annuel à long terme du Bitcoin pourrait se stabiliser autour de 15 %.
Paiements commerciaux et réserves des banques centrales — Les deux moteurs de la valeur du Bitcoin
Le cadre d’évaluation de VanEck s’appuie sur deux hypothèses clés. La première est que le Bitcoin évoluera progressivement pour devenir un « outil de règlement commercial mondial », traitant éventuellement 5 % à 10 % du volume mondial de règlements commerciaux. La seconde est que certaines banques centrales, afin de diversifier leurs risques de change et de réduire leur dépendance à une seule monnaie souveraine, alloueront une très petite proportion de leurs réserves de change au Bitcoin.
Cependant, VanEck admet également que ces hypothèses présentent encore un écart considérable avec la situation actuelle. Le rôle du Bitcoin dans le commerce international est presque insignifiant à l’heure actuelle, et aucune banque centrale n’a encore officiellement reconnu le Bitcoin comme actif de réserve. Pour réaliser ces changements, il est nécessaire d’avoir un cadre réglementaire clair, une infrastructure sous-jacente améliorée, et une acceptation politique — autant de conditions qui ne sont pas encore pleinement réunies.
De la théorie à la réalité : l’écart
Le rapport souligne que le chemin vers 2,9 millions de dollars ne sera pas sans obstacles. VanEck prévoit que la volatilité annuelle à long terme du Bitcoin restera élevée, entre 40 % et 70 %, ce qui est plus caractéristique des marchés frontaliers que des actifs financiers matures.
D’un point de vue macroéconomique, VanEck indique que la corrélation entre le prix du Bitcoin et la liquidité mondiale est en réalité supérieure à sa corrélation avec les actions ou les matières premières. Cela suggère que le Bitcoin devient de plus en plus lié à la masse monétaire globale, tout en étant de moins en moins corrélé à l’évolution du dollar américain. En d’autres termes, les facteurs de conduite du prix du Bitcoin s’accélèrent dans une logique de mondialisation, ce qui témoigne de l’« importance structurelle » croissante de l’actif.
Comment percevoir la volatilité et les risques à long terme
Malgré cette forte volatilité, VanEck prévoit que, même dans le scénario le plus conservateur « Bear Case », le Bitcoin pourra maintenir une croissance positive. Cette conclusion repose sur l’idée que la position structurelle du Bitcoin dans le système financier mondial continue de se renforcer.
L’étude indique également qu’en analysant l’historique, la synchronisation entre le Bitcoin et l’environnement de liquidité mondiale dépasse largement celle des actifs traditionnels. Cela signifie qu’à mesure que de plus en plus de capitaux reconnaissent le Bitcoin comme un actif financier, son prix sera de plus en plus influencé par la liquidité macroéconomique mondiale plutôt que par la simple spéculation.
Le rôle du Bitcoin dans un portefeuille diversifié
D’un point de vue d’allocation d’actifs, l’analyse de VanEck montre qu’intégrer 1 % à 3 % de Bitcoin dans un portefeuille diversifié peut significativement améliorer le ratio rendement-risque. Cela ne signifie pas que le Bitcoin est peu risqué — au contraire, sa forte volatilité est bien connue. La clé réside dans la proportion d’allocation, qui étant limitée, évite que cette volatilité n’amplifie proportionnellement le risque global du portefeuille, tout en offrant un effet de diversification dans un environnement multi-actifs.
Du point de vue de l’actualité du Bitcoin, cette étude de VanEck offre aux investisseurs un cadre de réflexion : il ne faut pas se focaliser uniquement sur les prévisions de prix à court terme, mais plutôt sur la position à long terme du Bitcoin dans le système financier mondial. L’objectif de 2,9 millions de dollars n’est pas utopique, mais sa réalisation dépendra d’une coordination entre régulation, adoption, infrastructure et autres facteurs. Dans ce processus, la volatilité est inévitable, mais à long terme, la valeur de diversification du Bitcoin devient de plus en plus évidente.
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« Bitcoin News » Étude VanEck : d'ici 2050, atteindre 2,9 millions de dollars, sous deux conditions majeures
Cette étude récente du géant mondial de la gestion d’actifs VanEck suscite l’attention du marché. Selon le rapport conjointement publié par le directeur de la recherche en actifs numériques de la société, Matthew Sigel, et l’analyste senior Patrick Bush, si le Bitcoin peut jouer un rôle plus important dans le système financier mondial au cours des 25 prochaines années, le prix pourrait dépasser 2,9 millions de dollars d’ici 2050. Il est à noter que le prix actuel du Bitcoin tourne autour de 89 880 $, laissant plus de 30 fois d’espace de hausse par rapport à cet objectif à terme.
Ce rapport intitulé « Hypothèses de marché à long terme pour le Bitcoin » n’est pas une simple prévision de prix, mais repose sur un modèle d’évaluation basé sur une « hypothèse de base (Base Case) ». L’étude estime qu’en supposant les conditions actuelles, le rendement annuel à long terme du Bitcoin pourrait se stabiliser autour de 15 %.
Paiements commerciaux et réserves des banques centrales — Les deux moteurs de la valeur du Bitcoin
Le cadre d’évaluation de VanEck s’appuie sur deux hypothèses clés. La première est que le Bitcoin évoluera progressivement pour devenir un « outil de règlement commercial mondial », traitant éventuellement 5 % à 10 % du volume mondial de règlements commerciaux. La seconde est que certaines banques centrales, afin de diversifier leurs risques de change et de réduire leur dépendance à une seule monnaie souveraine, alloueront une très petite proportion de leurs réserves de change au Bitcoin.
Cependant, VanEck admet également que ces hypothèses présentent encore un écart considérable avec la situation actuelle. Le rôle du Bitcoin dans le commerce international est presque insignifiant à l’heure actuelle, et aucune banque centrale n’a encore officiellement reconnu le Bitcoin comme actif de réserve. Pour réaliser ces changements, il est nécessaire d’avoir un cadre réglementaire clair, une infrastructure sous-jacente améliorée, et une acceptation politique — autant de conditions qui ne sont pas encore pleinement réunies.
De la théorie à la réalité : l’écart
Le rapport souligne que le chemin vers 2,9 millions de dollars ne sera pas sans obstacles. VanEck prévoit que la volatilité annuelle à long terme du Bitcoin restera élevée, entre 40 % et 70 %, ce qui est plus caractéristique des marchés frontaliers que des actifs financiers matures.
D’un point de vue macroéconomique, VanEck indique que la corrélation entre le prix du Bitcoin et la liquidité mondiale est en réalité supérieure à sa corrélation avec les actions ou les matières premières. Cela suggère que le Bitcoin devient de plus en plus lié à la masse monétaire globale, tout en étant de moins en moins corrélé à l’évolution du dollar américain. En d’autres termes, les facteurs de conduite du prix du Bitcoin s’accélèrent dans une logique de mondialisation, ce qui témoigne de l’« importance structurelle » croissante de l’actif.
Comment percevoir la volatilité et les risques à long terme
Malgré cette forte volatilité, VanEck prévoit que, même dans le scénario le plus conservateur « Bear Case », le Bitcoin pourra maintenir une croissance positive. Cette conclusion repose sur l’idée que la position structurelle du Bitcoin dans le système financier mondial continue de se renforcer.
L’étude indique également qu’en analysant l’historique, la synchronisation entre le Bitcoin et l’environnement de liquidité mondiale dépasse largement celle des actifs traditionnels. Cela signifie qu’à mesure que de plus en plus de capitaux reconnaissent le Bitcoin comme un actif financier, son prix sera de plus en plus influencé par la liquidité macroéconomique mondiale plutôt que par la simple spéculation.
Le rôle du Bitcoin dans un portefeuille diversifié
D’un point de vue d’allocation d’actifs, l’analyse de VanEck montre qu’intégrer 1 % à 3 % de Bitcoin dans un portefeuille diversifié peut significativement améliorer le ratio rendement-risque. Cela ne signifie pas que le Bitcoin est peu risqué — au contraire, sa forte volatilité est bien connue. La clé réside dans la proportion d’allocation, qui étant limitée, évite que cette volatilité n’amplifie proportionnellement le risque global du portefeuille, tout en offrant un effet de diversification dans un environnement multi-actifs.
Du point de vue de l’actualité du Bitcoin, cette étude de VanEck offre aux investisseurs un cadre de réflexion : il ne faut pas se focaliser uniquement sur les prévisions de prix à court terme, mais plutôt sur la position à long terme du Bitcoin dans le système financier mondial. L’objectif de 2,9 millions de dollars n’est pas utopique, mais sa réalisation dépendra d’une coordination entre régulation, adoption, infrastructure et autres facteurs. Dans ce processus, la volatilité est inévitable, mais à long terme, la valeur de diversification du Bitcoin devient de plus en plus évidente.