Pour que la blockchain entre réellement dans le cœur de la finance réglementée, il faut faire face à un vieux problème — la confidentialité et la conformité ressemblent à deux lignes parallèles, toujours difficiles à faire se croiser. Les blockchains publiques standard dévoilent toutes les transactions, avec comptes, montants, logique des contrats clairement visibles. Cette transparence est un avantage pour la décentralisation, mais un cauchemar pour les institutions financières. Confidentialité des secrets commerciaux, contreparties, montants des transactions — ces éléments essentiels du secteur financier traditionnel sont tous publics sur la chaîne. Quelle banque oserait déplacer ses activités dans un tel environnement ?
L’autre extrême est représentée par les crypto-monnaies purement privées. Monero, Zcash utilisent des signatures en anneau, des preuves à divulgation zéro pour dissimuler chaque transaction à la perfection, protégeant ainsi l’utilisateur. Mais le prix à payer, c’est que les régulateurs ne peuvent même pas vérifier, et des principes fondamentaux comme la lutte contre le blanchiment d’argent ou la KYC deviennent de simples formalités dans une architecture totalement privée. Résultat : ces monnaies ne peuvent pas être utilisées par les institutions financières, et les régulateurs les rejettent, ce qui les exclut définitivement du système financier officiel.
C’est là que se trouve le vrai goulot d’étranglement pour la tokenisation des actifs. Ce n’est pas un problème de technologie, mais le fait que personne ne peut satisfaire simultanément les deux besoins : d’un côté, protéger la confidentialité commerciale des transactions, de l’autre, permettre aux régulateurs de voir ce qu’ils doivent voir.
La démarche de Dusk Network est différente. Elle ne choisit pas entre les deux, mais commence par repenser l’architecture de base. Grâce à des innovations en cryptographie et à la conception de primitives de conformité, elle construit une pile technologique permettant la coexistence de la confidentialité et de la conformité. Il ne s’agit pas simplement de combiner deux technologies, mais de répondre aux besoins concrets des institutions financières. Le résultat : les transactions sur la chaîne peuvent à la fois protéger les données sensibles et offrir aux régulateurs et aux institutions financières les fenêtres de contrôle nécessaires. Les informations qu’ils doivent vérifier peuvent l’être, tandis que les détails commerciaux sensibles restent dans une boîte noire.
La logique fondamentale dont ont besoin les blockchains financières n’est pas la même que celle des blockchains publiques ou des crypto-monnaies privées. Elle requiert une transparence sélective — transparente pour la régulation, confidentielle pour la concurrence. Cette approche pourrait bien être la voie que la blockchain financière doit réellement emprunter.
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HalfIsEmpty
· Il y a 13h
Oui, cette approche est effectivement correcte, la transparence sélective est la clé du succès.
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TokenVelocity
· Il y a 13h
En résumé, il faut à la fois avoir le beurre et l'argent du beurre, ce qui n'est effectivement pas une tâche facile.
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HalfBuddhaMoney
· Il y a 14h
Encore le vieux refrain de la vie privée et de la conformité, en clair, c'est comme vouloir à la fois le beurre et l'argent du beurre
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SoliditySurvivor
· Il y a 14h
En fin de compte, il faut d'abord que quelqu'un mange la première crab.
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NFTPessimist
· Il y a 14h
En fin de compte, il s'agit toujours d'un jeu d'intérêts, il n'existe pas de solution parfaite.
Pour que la blockchain entre réellement dans le cœur de la finance réglementée, il faut faire face à un vieux problème — la confidentialité et la conformité ressemblent à deux lignes parallèles, toujours difficiles à faire se croiser. Les blockchains publiques standard dévoilent toutes les transactions, avec comptes, montants, logique des contrats clairement visibles. Cette transparence est un avantage pour la décentralisation, mais un cauchemar pour les institutions financières. Confidentialité des secrets commerciaux, contreparties, montants des transactions — ces éléments essentiels du secteur financier traditionnel sont tous publics sur la chaîne. Quelle banque oserait déplacer ses activités dans un tel environnement ?
L’autre extrême est représentée par les crypto-monnaies purement privées. Monero, Zcash utilisent des signatures en anneau, des preuves à divulgation zéro pour dissimuler chaque transaction à la perfection, protégeant ainsi l’utilisateur. Mais le prix à payer, c’est que les régulateurs ne peuvent même pas vérifier, et des principes fondamentaux comme la lutte contre le blanchiment d’argent ou la KYC deviennent de simples formalités dans une architecture totalement privée. Résultat : ces monnaies ne peuvent pas être utilisées par les institutions financières, et les régulateurs les rejettent, ce qui les exclut définitivement du système financier officiel.
C’est là que se trouve le vrai goulot d’étranglement pour la tokenisation des actifs. Ce n’est pas un problème de technologie, mais le fait que personne ne peut satisfaire simultanément les deux besoins : d’un côté, protéger la confidentialité commerciale des transactions, de l’autre, permettre aux régulateurs de voir ce qu’ils doivent voir.
La démarche de Dusk Network est différente. Elle ne choisit pas entre les deux, mais commence par repenser l’architecture de base. Grâce à des innovations en cryptographie et à la conception de primitives de conformité, elle construit une pile technologique permettant la coexistence de la confidentialité et de la conformité. Il ne s’agit pas simplement de combiner deux technologies, mais de répondre aux besoins concrets des institutions financières. Le résultat : les transactions sur la chaîne peuvent à la fois protéger les données sensibles et offrir aux régulateurs et aux institutions financières les fenêtres de contrôle nécessaires. Les informations qu’ils doivent vérifier peuvent l’être, tandis que les détails commerciaux sensibles restent dans une boîte noire.
La logique fondamentale dont ont besoin les blockchains financières n’est pas la même que celle des blockchains publiques ou des crypto-monnaies privées. Elle requiert une transparence sélective — transparente pour la régulation, confidentielle pour la concurrence. Cette approche pourrait bien être la voie que la blockchain financière doit réellement emprunter.