L’indice du dollar américain (DXY) a clôturé 2025 avec une forte baisse, chutant à 98,28 et enregistrant sa plus forte baisse annuelle en près d’une décennie. La chute de 9,4 % — confirmée à 9,6 % par plusieurs sources, dont la lecture de Barchart à 9,37 % — représente la performance la plus difficile pour la devise depuis le recul d’environ 10 % en 2017.
Le moteur de la politique monétaire
Trois réductions consécutives des taux de la Réserve fédérale, totalisant 75 points de base, ont remodelé la dynamique du dollar tout au long de l’année. En décembre, le taux des fonds fédéraux s’est stabilisé dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 %, en baisse par rapport à des niveaux plus élevés en début d’année. Ce cycle d’assouplissement a comprimé les avantages en termes de rendement qui soutiennent généralement la demande pour le dollar. Les investisseurs recherchant de meilleurs rendements se sont tournés vers des devises offrant des opportunités de carry trade plus attractives, tandis que la réduction de l’écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et les économies rivales a diminué l’attrait du dollar. Ce schéma rappelle celui de 2017, lorsque la Fed est passée d’un resserrement à une politique accommodante, parallèlement à une croissance mondiale en renforcement.
Tensions commerciales et vents contraires fiscaux
Les politiques tarifaires mises en œuvre sous l’administration Trump ont créé des vents contraires supplémentaires. Les droits de douane sur les produits chinois, européens et autres ont perturbé les chaînes d’approvisionnement et amplifié les préoccupations inflationnistes. Par ailleurs, le déficit budgétaire de l’exercice 2025 s’est élevé à 1,8 trillion de dollars — seulement légèrement inférieur à l’année précédente malgré les recettes générées par les tarifs douaniers. Cette combinaison de frictions commerciales et de déséquilibres fiscaux persistants a sapé la confiance et pesé sur la trajectoire de la devise.
Revalorisation du marché et vision d’ensemble
Un dollar plus faible a fondamentalement rebattu les dynamiques monétaires mondiales. L’euro a bondi de 13-14 % face au dollar en 2025, tandis que d’autres grandes devises se sont également appréciées. Les exportations américaines ont gagné en compétitivité-prix à l’étranger, bien que les coûts d’importation aient augmenté, créant des pressions compensatoires sur les trajectoires inflationnistes.
Il est important de souligner que la faiblesse cyclique du dollar ne signale pas un défi structurel au statut de monnaie de réserve. La baisse reflète une convergence des politiques, des frictions géopolitiques et des déséquilibres fiscaux — autant de facteurs cycliques plutôt que des changements permanents. En regardant vers 2026, une stabilisation reste plausible, bien que le chemin dépende fortement du flux de données économiques et des orientations de la Fed.
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La chute de 9,4 % du dollar marque la pire année depuis 2017 alors que les réductions de la Fed poussent les taux plus bas
L’indice du dollar américain (DXY) a clôturé 2025 avec une forte baisse, chutant à 98,28 et enregistrant sa plus forte baisse annuelle en près d’une décennie. La chute de 9,4 % — confirmée à 9,6 % par plusieurs sources, dont la lecture de Barchart à 9,37 % — représente la performance la plus difficile pour la devise depuis le recul d’environ 10 % en 2017.
Le moteur de la politique monétaire
Trois réductions consécutives des taux de la Réserve fédérale, totalisant 75 points de base, ont remodelé la dynamique du dollar tout au long de l’année. En décembre, le taux des fonds fédéraux s’est stabilisé dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 %, en baisse par rapport à des niveaux plus élevés en début d’année. Ce cycle d’assouplissement a comprimé les avantages en termes de rendement qui soutiennent généralement la demande pour le dollar. Les investisseurs recherchant de meilleurs rendements se sont tournés vers des devises offrant des opportunités de carry trade plus attractives, tandis que la réduction de l’écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et les économies rivales a diminué l’attrait du dollar. Ce schéma rappelle celui de 2017, lorsque la Fed est passée d’un resserrement à une politique accommodante, parallèlement à une croissance mondiale en renforcement.
Tensions commerciales et vents contraires fiscaux
Les politiques tarifaires mises en œuvre sous l’administration Trump ont créé des vents contraires supplémentaires. Les droits de douane sur les produits chinois, européens et autres ont perturbé les chaînes d’approvisionnement et amplifié les préoccupations inflationnistes. Par ailleurs, le déficit budgétaire de l’exercice 2025 s’est élevé à 1,8 trillion de dollars — seulement légèrement inférieur à l’année précédente malgré les recettes générées par les tarifs douaniers. Cette combinaison de frictions commerciales et de déséquilibres fiscaux persistants a sapé la confiance et pesé sur la trajectoire de la devise.
Revalorisation du marché et vision d’ensemble
Un dollar plus faible a fondamentalement rebattu les dynamiques monétaires mondiales. L’euro a bondi de 13-14 % face au dollar en 2025, tandis que d’autres grandes devises se sont également appréciées. Les exportations américaines ont gagné en compétitivité-prix à l’étranger, bien que les coûts d’importation aient augmenté, créant des pressions compensatoires sur les trajectoires inflationnistes.
Il est important de souligner que la faiblesse cyclique du dollar ne signale pas un défi structurel au statut de monnaie de réserve. La baisse reflète une convergence des politiques, des frictions géopolitiques et des déséquilibres fiscaux — autant de facteurs cycliques plutôt que des changements permanents. En regardant vers 2026, une stabilisation reste plausible, bien que le chemin dépende fortement du flux de données économiques et des orientations de la Fed.